Christine Boutin ou la théorie des
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Christine Boutin ou la théorie des "vrais hommes"


Christine Boutin était ce weekend l’invitée de l’émission « Le brunch politique » de Louis Morin sur Sud Radio où elle en a profité pour propager les clichés sexistes tirés de son dernier livre Les Insolences de Christine Boutin. 

Avec Christine Boutin, on atteint des summum d’ineptie ou des abysses de bêtise. Au choix… En effet, dans son ouvrage elle déclare que les femmes ont besoin « d’hommes, d’un vrai homme » et que les hommes du XXIème siècle sont des « guimauves féminisées ». De but en blanc, on ne comprend pas trop le fond de sa pensée. On se dit que Christine ne va plus bien du tout, qu’il serait temps qu’elle prenne du repos, ainsi que nos oreilles par la même occasion…

Mais heureusement Louis Morin, de Sud Radio, est là pour l’aider à préciser sa pensée : « C’est quoi un vrai homme ?. Et Christine Boutin de répondre : C’est un homme qui qui qui voilà… qui est puissant, qui a de la force ! « . Au-delà de son hésitation, qui la renvoie à la propre absurdité de ses conceptions, c’est la vacuité de son concept de « vrai homme » qui nous frappe. Vacuité doublée d’une vision ô combien réactionnaire pour un dirigeant politique en 2016.

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Les crèmes, c’est pas pour les messieurs…

Louis Morin ne s’arrête pas en si bon chemin et lui demande s’il est un « vrai homme », lui ! Question pour le moins légitime puisqu’il semble que Madame Boutin soit une experte en la matière, ce dont nous ne doutons pas un seul instant… Elle semble alors désemparée face à la différence d’âge entre elle et le présentateur, l’empêchant de répondre à cette question. En effet pour Christine Boutin, une trop grande différence d’âge semble impensable, tout comme vivre avec une personne du même-sexe. Par contre, se marier avec son cousin germain ne semble pas dérangeant outre-mesure. On adore le système de valeurs à géométrie variable de l’ancienne présidente du Parti Démocrate-Chrétien.

Elle finit tout de même par lui donner un semblant de réponse, certes un peu à côté de la plaque : « Apparemment, enfin, j’en sais rien, je ne sais pas…. Je suis un peu agacée de voir, mais ça aussi c’est une affaire économique, libérale, les hommes se mettre de la crème, qu’on leur propose des produits pour avoir une peau fine, on voit les hommes s’épiler… moi j’aime bien un homme qui est viril ! »

Verdict. Avec Madame Boutin, on régresse dans des temps immémoriaux où les hommes sont, grâce à leur force physique, les protecteurs de ces dames. Lesquelles peuvent évidemment se tartiner allègrement le visage de crème et de maquillage pour plaire à leurs maris débordants de virilité.

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