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Mode : Le défilé Fenty Puma x Rihanna

Rihanna présentait vendredi soir la première collection co-créé avec la marque Puma, dans le cadre très officiel de la Fashion Week new-yorkaise. Si ce genre de collaboration peut parfois laisser sceptique (implication véritable de la dite célébrité, coup marketing ou coup de génie), c’était sans compter le sens inné du vêtement et du stylisme de la chanteuse, qui a enfilé le costume de creative director et convaincu sans peine.

Initiée dans une relative économie de moyens en décembre 2014 avec le lancement d’un sobre et unique modèle de chaussures Creepers, cette collaboration était fébrilement attendue bien au-delà de la sphère de la mode. Quelle direction allait prendre la chanteuse intronisée icône fashion qui nous a habitué aux looks les plus mémorables de ces dernières années, qu’elle descende de scène, d’avion ou dans la rue? #omelettegéante
Imaginée sans concession pour séduire instantanément les "fashion-voraces" comme les hystéros de la fonctionnalité, cette collection PUMA x RIHANNA a tous les ingrédients pour plaire, tous issus de la street culture des nineties, décennie dont nous ne sommes vraiment pas prêts de sortir.

La silhouette qui ouvre le défilé annonce la couleur en noir et blanc, composée d’un sweat à capuche oversized converti en tunique et d’une paire de baskets-cuissardes au laçage interminable. Le logo est omniprésent (autre obsession héritée des 90s), réinterprété dans une typographie gothique. Le look est accessoirisé d’un large bandeau autour du cou et d’un bonnet-collant.
 

Variation autour de la sneaker

Le laçage est en effet un élément fort de cette collection, il délivre torses et poitrines, aère les pantalons et redessine les lignes du corps.
Unique et remarquable dérogation à la gamme chromatique mono-manique : des sneakers à talons couleur jaune chantier, d’ores-et-déjà désignées comme les prochaines it-shoes. #RiriFromTheBlock

 

Messe sportive

Si le noir imprime inexorablement une allure gothique sur ces tenues sport, les tee-shirts seconde peau transparents appuient le propos, à grands renforts de chapelets entre les seins pour les plus païens. Morticia Adams s’est mis à l’elliptique au point d'en craquer sa robe.

 

Hit Machine

Les maisons de luxe et les marques de fast-fashion ont touché le jackpot en puisant dans les années 90 qui s’avèrent être un filon inépuisable, particulièrement en termes d’accessoires : sac à dos (à trainer bien rempli en boîte de nuit, c’est plus sympa), sac banane en fourrure, bonnets hip-hop, chokers et bandeaux-voilettes. Ne couvrez plus ce bon vieux tatouage chinois que l'on ne saurait voir: ces bas laissent sur vos jambes une impression de soleil levant. #cuissesdecanard

 
Si cette collection résolument désirable et abordable ne révolutionne pas la face de la Fashion Week, elle s’inscrit avec pertinence dans une actualité esthétique, culturelle et commerciale. De plus en plus de marques telles que Burberry ou Tom Ford bousculent le calendrier de leurs présentations afin de coller plus intelligemment aux délais de livraisons en boutiques. Rihanna et Puma montent avec style dans le train du See now, Buy now, Wear now puisque certains modèles de baskets seront disponibles dés la fin du mois de février puis début avril.
Plus d’infos sur puma.com et rihannanow.com
 

Coucou le onesie et le manteau en vinyle.


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