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Twitter s’engage en faveur des personnes trans’

stéréotypes de genre étude sur le cybersexisme

Le réseau social a décidé de s'engager en faveur des personnes trans' en interdisant le fait de mégenrer et de s'adresser à elles avec leur ancien nom.

La suspension pure et simple. C'est désormais ce que risquent les internautes qui s'attaqueront aux personnes trans' sur Twitter. Le réseau social a annoncé durcir sa politique en matière de transphobie. Désormais, le fait de mégenrer ou d'utiliser le "deadname" (le nom usité avant la transition de la personne, ndlr) sera formellement interdit.

Une nouvelle politique qui a pris effet fin octobre, mais qui a été inscrite dans les politiques d'utilisation le 23 novembre dernier.

Les LGBT+ victimes de harcèlement en ligne

Dans ses règles de conduite, la plateforme détaille sa nouvelle politique en matière de conduite haineuse : "Nous interdisons le ciblage de personnes avec des insultes, clichés et autres contenus répétés visant à déshumaniser, dégrader ou renforcer les stéréotypes négatifs ou préjudiciables au sujet d'une catégorie protégée". Et l'entreprise de poursuivre :

"Cela englobe le fait d'utiliser un genre incorrect pour les personnes transgenres, ou de s'adresser à elles avec leur ancien nom."

Le réseau social a également admis que les personnes LGBT+ étaient celles qui souffraient le plus de cyber-harcèlement, ce qui peut "compromettre leur capacité à s'exprimer".

Conséquences

Twitter a ajouté un nouveau paragraphe dans sa politique en matière de conduite haineuse, intitulé "conséquences". La plateforme y détaille notamment les nouvelles mesures qui peuvent être prises en cas de cyber-harcèlement. Les infractions pourront mener jusqu'à la suspension définitive du compte selon leur gravité.

De leur côté, les internautes se sont félicités de cette nouvelle : "Excellente nouvelle tout le monde : Twitter a finalement modifié leurs règles et politiques de sorte que le fait de mégenrer ou d'utiliser le deadname d'une personne trans' est contre les règles. Belle chasse !"

Cette nouvelle politique est plus que salutaire. Pour autant, sera-t-elle suffisante ? Mi-novembre déjà, deux députés, Raphaël Gérard (LREM) et Gabriel Serville (NG), avaient interpellé Twitter dans un communiqué publié suite au cyber-harcèlement du youtubeur Bilal Hassani.

Les députés ont tenu à faire part de leurs "inquiétudes suite au déferlement de propos haineux à caractère homophobe et de menaces de mort". Des propos qui tombent "sous le coup de la loi" et qui doivent automatiquement être punis.

A lire aussi : Cyber-harcèlement homophobe de Bilal Hassani : deux députés interpellent Twitter

Crédit photo : Pexels.


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