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« Trans’, c’est pour transport ? » : on a suivi SOS Homophobie dans un collège

[PREMIUM] Trop d'élèves LGBT+ disent souffrir d'insultes et de discriminations à l'école. Le plus souvent à cause de l'ignorance de leurs camarades. Pour faire bouger les choses, des bénévoles de SOS Homophobie se rendent régulièrement dans les collèges et lycées pour des sessions de sensibilisation aux LGBTphobies. Nous en avons suivi une au collège Iqbal Masih de Saint-Denis.

Ils sont une vingtaine de collégiens assis en cercle. A leurs pieds, sur le lino jaune de la petite salle de classe, sont posées trois feuilles blanches : « D’accord », « Pas d’accord » et « Ne sait pas ». « Est-ce qu’une fille a le droit de tomber amoureuse d’une autre fille ? », demande Laurie à l’intention des élèves qui s’empressent de faire leur choix. Résultat : six sont contre, trois ne savent pas et les autres acquiescent.

« C’est dégueulasse, lâche d’emblée un des garçons dans le camp des "contre". Je n’approche pas d’eux parce qu’ils tomberaient amoureux de moi. » Un autre craint de « devenir comme eux » s’il les touche. « Je perdrais ma vie et j’aurais envie de me suicider. » « On n'attrape pas l’homosexualité, c’est pas une maladie », s’agace une élève face à lui.

Manque de bénévoles

Laurie reste silencieuse et laisse le débat s’installer. Car aujourd'hui, les élèves ne suivent pas un cours comme les autres. Pendant deux heures, elle et Jean-Luc, tous les deux bénévoles à SOS Homophobie, vont sensibiliser les élèves aux LGBTphobies. L'occasion de déconstruire les préjugés, de leur apprendre quelques notions de droit ou encore de les sensibiliser au harcèlement scolaire et au respect de l'autre... ...


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