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A Nantes, les « marches des fiertés » de nouveau vandalisées

Des escaliers aux couleurs arc-en-ciel ont été vandalisés à Nantes. Et c'est malheureusement loin d'être la première fois...

Décidément, il y en a qui ont du mal avec les couleurs de l'arc-en-ciel dans l'espace public. Les "marches des Fiertés", un escalier aux couleurs du drapeau LGBT qui relie la rue Beaurepaire au cours des 50-otages à Nantes, a été une nouvelle fois vandalisé dans la nuit de lundi à mardi.

Les vandales ont utilisé de la peinture, que les agents d'entretien de la ville ont tenté de nettoyer, sans grand succès.

Soutiens politiques

La maire de la ville, Johanna Rolland (PS), a condamné cet acte de vandalisme sur son compte twitter, a assuré qu'il serait repeint de nouveau. "C'est inacceptable, a-t-elle écrit. Cet escalier arc-en-ciel, symbole de notre ville ouverte et bienveillante, sera évidemment remis en couleurs." 

« Chaque dégradation est une insulte. Chacun. e doit pouvoir aimer, tenir une main, s’embrasser dans la rue. Chacun.e doit être respecté.e pour qui il.elle est. Simplement », a également réagi  Mahaut Bertu, conseillère municipale en charge de la lutte contre les LGBTphobies

https://twitter.com/MahautBertu/status/1204335066920497153?s=20

Peintes à l’occasion de la Marche des Fiertés de juin 2018 à Nantes, , les « marches des fiertés » avaient déjà été dégradées à quatre reprises. Notamment le 12 août dernier, le 14 juin, mais aussi en décembre 2018.  Elles avaient été repeintes récemment.

L'arc-en-ciel attire la haine

Ce n'est pas la première fois qu'un espace urbain aux couleurs arc-en-ciel subit des actes de vandalisme à caractère homophobe. L'an dernier, à Paris, les passages piétons arc-en-ciel avait été recouvert de peinture blanche, avec une inscription "LGBT hors de France". A Toulouse, c'est une fresque murale réalisée dans le cadre du festival Rose Béton qui a été vandalisée à l'huile de vidange le 13 septembre dernier.

A Bordeaux, au printemps, un passage piéton aux couleurs LGBT avait également été saccagé, peu de temps après son inauguration, et recouvert de sang... par des militants queer, qui n'ont pas vu d'un bon oeil ce qu'ils considéraient être une "opération de pinkwashing" de la part de la mairie.

 

Crédit photo : Nosig


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