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Parce que je suis lesbienne, des prêtres ont voulu m’effacer des obsèques de ma femme

Alors que Sonia, 46 ans, vient de perdre sa femme, croyante catholique, après de nombreuses années de lutte contre une maladie rare, la pastorale des funérailles de Paris a voulu jusqu'à l'acharnement que leur amour ne soit pas mentionné au cours des obsèques. Elle se confie à TÊTU.

Avec Sophie, nous étions ensemble depuis huit ans. Nous nous sommes rencontrées début 2012. Deux ans après, nous avons appris le diagnostic de la maladie de Sophie : une maladie rare dont on ne peut pas guérir, la fibrose pulmonaire idiopathique. Son frère aîné est décédé de cette maladie, il y a eu deux cas dans sa famille. Ça a été très dur mais nous avons décidé d'avancer main dans la main et de nous battre. Un peu plus de cinq ans ensemble face à la maladie n'ont fait que renforcer notre amour ; nous étions persuadées qu'elle irait jusqu'à une greffe des poumons. Toutes les deux, nous nous sommes battues pour nos droits, nous avons soutenu l'ouverture du mariage aux couples de même sexe. Nous nous sommes mariées le 3 août 2019, nous savions que Sophie ne serait plus en bonne santé pour l'automne mais c'était quelque chose qui nous tenait à coeur. Symboliquement, nous avions envie de le faire, mais nous voulions aussi protéger nos droits au sein du système hospitalier.

"Elle m'avait dit que de préférence elle souhaiterait une cérémonie dans une église, une église souple et humaine qui ne rejetterait pas les homosexuels."...


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