Coronavirus : les personnes vivant avec le VIH et qui sont immunodéprimées peuvent se déclarer en arrêt maladie

Alors que le confinement quasi général de la population française est entré en vigueur mardi midi pour repousser la pandémie de coronavirus, l’assurance maladie a annoncé que les personnes atteintes du VIH pourraient demander un arrêt maladie.

Dans un communiqué de presse publié mardi 17 mars, la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) dresse une liste de « personnes dont l’état de santé conduit à les considérer comme présentant un risque de développer une forme sévère de la maladie« . Cette liste, qui intervient après l’annonce lundi soir des mesures de confinement quasi total pour repousser le Covid-19, dit nouveau coronavirus, s’appuie sur les « critères de vulnérabilité » établis par le Haut Conseil de la santé publique.

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Aux côtés des femmes enceintes, des personnes atteintes de maladies respiratoires chroniques (asthme, bronchite chronique…), diabétiques ou encore obèses, on trouve les « personnes infectées par le VIH et immunodéprimées« . La Cnam poursuit : « Conformément aux décisions gouvernementales, ces personnes doivent impérativement rester à leur domicile, en arrêt de travail, si aucune solution de télétravail n’est envisageable. » Pour simplifier les démarches et ne pas encombrer les médecins de ville, la Cnam ouvre à ces personnes la possibilité d’obtenir un arrêt maladie, pour une durée initiale de 21 jours, via le site declare.ameli.fr.

Fake news

Depuis le début de l’épidémie, les liens supposés entre coronavirus et VIH ont fait couler beaucoup d’encre. Sur son site, l’association Aides liste ses « actions et recommandations » pour les personnes vivant avec le VIH pendant la pandémie de Covid-19. Tout comme les associations de lutte contre les LGBTphobies, Aides a dû fermer ses lieux d’accueil, mais continue d’informer le public. En effet, beaucoup de questions se posent et de nombreuses fake news circulent, comme l’idée que la PrEP protégerait du Covid-19.

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L’association précise : « Dans la très grande majorité des cas, le coronavirus n’est pas plus dangereux pour une personne séropositive que pour un-e séronégatif-ve, si sa charge virale est indétectable, son taux de CD4 [cellules ciblées par le VIH, ndlr] est supérieur à 200/mm3, elle ne présente pas d’autre pathologie. » Avant d’ajouter plus loin : « Pourtant, il est de notre responsabilité collective de prendre toutes les précautions nécessaires afin de ne pas devenir vecteur de transmission pour les personnes les plus fragiles d’entre nous, dont font notamment partie les personnes immunodéprimées. »

 

Crédit photo : Pixabay


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