sextoysCe sex toy connecté victime d'une faille de sécurité peut emprisonner ses utilisateurs

Par Nicolas Scheffer le 09/10/2020
cage de chasteté

Des chercheurs alertent sur plusieurs faille de sécurité d'un sex toy chinois. Les hackers peuvent verrouiller à distance une cage de chasteté et récupérer les données personnelles des utilisateurs.

Imaginez avoir besoin de faire appel à une disqueuse pour libérer votre pénis d'une cage de chasteté. Heureusement, des chercheurs ont tiré la sonnette d'alarme. Une faille dans le système de sécurité d'un jouet "intelligent" a été dévoilée. Elle permettait à des pirates informatique de verrouiller la cage à distance et d'en empêcher le déverrouillage. Méchant.

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À 160 euros, le sex toy chinois n'est pas sûr, indiquent des chercheurs qui dénoncent plusieurs failles de sécurité. Une alerte d'autant plus inquiétante que cette cage n'a pas de système physique de déverrouillage : le jouet se ferme via bluetooth grâce à une application sur smartphone. "Nous avons découvert qu'à distance, des hackers peuvent empêcher l'ouverture du verrou bluetooth laissant le sexe de l'utilisateur coincé dans l'appareil", a indiqué Pen Test Partners, une société anglaise spécialisée dans la sécurité.

En plus, le site de l'entreprise insiste : "la fuite est difficile en raison de la position de la batterie". La cage de chasteté "peut être portée longtemps". Par ailleurs, la traduction de leur site marchand est insultante : "Que vous soyez un utilisateur, un pédé (sic) et un amateur de sexe. Nous espérons vous accompagner pour assister au développement de la culture saine du cercle", peut-on lire.

Des informations personnelles accessibles

Les informations personnelle des utilisateurs de Cellmate (noms, numéros de téléphone, dates d'anniversaire, localisation...) sont facilement accessibles à un hacker. "Il ne faudrait pas plus de deux jours à un pirate informatique pour exfiltrer la totalité de la base de données des utilisateurs et l'utiliser à des fins de chantage ou de hameçonnage", écrit Alex Lomas de PTP, l'auteur d'un rapport sur l'appareil.

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D'autant qu'un "certain nombre de pays ont des lois répressives qui peuvent exposer les utilisateurs de ce type de dispositif, sans fondement, des forces de l'ordre et des fanatiques", poursuit-il. Si les problèmes ont été réglés par une mise à jour, assure la société Qiui qui commercialise la cage de chasteté, les utilisateurs de l'ancienne version sont toujours vulnérables. Qiui n'a pas souhaité répondre aux questions de l'AFP.

 

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