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Deux hommes mis en examen après une agression LGBTphobe à Béziers

Le parquet de Béziers a mis en examen deux hommes, soupçonnés d'avoir agressé dans la rue une adolescente de 16 ans. Ils ont filmé et diffusé l'agression sur Snapchat.

Trois jeunes hommes, dont deux mineurs, ont été interpellés à Béziers. Ils sont soupçonnés d'avoir agressé une adolescente en pleine rue, le 13 mars dernier. La scène, filmée, a été diffusée sur Snapchat à peine quelques minutes après l'agression. Elle était accompagnée de messages ouvertement LGBTphobes.

"Plus de gay sur mon passage"

Ce samedi 13 mars, une adolescente de 16 ans se promène avec deux amies, sur une place du centre-ville de Béziers. Elle est violemment frappé à la tête avant que son agresseur prenne la fuite. La scène est rapidement postée sur Snapchat, selon Midi Libre. Sur la vidéo, supprimée depuis, on pouvait lire : "On la voit, avec son sac LGBT, elle est foutue", mais aussi "plus de gay sur mon passage". Le quotidien régional indique que d'autres phrases "de très mauvais goût", étaient également écrites.

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Les enquêteurs ont retrouvé les agresseurs présumés au bout de cinq jours. Les forces de l'ordre ont clairement établi le caractère LGBTphobe de l'agression. Trois personnes, dont un lycéen ont été interpellés, mais l'un d'eux a été mis hors de cause et relâché pendant la garde à vue. Le journal local indique que les autres suspects ont choisi de minimiser les faits et leur implication dans l'agression.

Deux mises en examen

Ils ont été déférés devant le parquet de Béziers où ils ont été mis en examen pour faits de violences en raison de l'orientation sexuelle et diffusion des images par voie électronique. En attendant leur jugement, les jeunes hommes ont été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire.

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Les actes LGBTphobes sont en augmentation régulière. Le dernier rapport de SOS homophobie fait état d'une hausse "alarmante" des signalements. L'association a reçu 237 signalements d'agressions physiques en 2019 sur 2.396 témoignages. Parmi eux, 70% faisaient état de coups et blessures.

"La visibilité accrue et la meilleure intégration des personnes LGBTQI+ dans société crispent une frange très minoritaire de la société qui les transforment en violences et en discriminationsOn est dans un moment paradoxal où les choses s'améliorent mais, pour autant, de grandes crispations et violences s’expriment", déplorait Jeremy Faledam, ancien président de SOS homophobie, auprès de TÊTU.

 

Crédit photo : Unsplash


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