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À Brest, la police arrête six personnes suspectées d’organiser des traquenards pour voler et violenter des gays

À Brest, la police a interpellé six personnes pour vols en réunion. Les jeunes se faisaient passer pour des homos et draguaient leurs victimes sur internet.

La police de Brest dans le Finistère enquêtait depuis plusieurs mois. Elle a finalement interpellé six personnes pour une série de vols et de tentatives de vols en réunion avec violences. Les agresseurs s'étaient inscrits sur un site de rencontre et se faisaient passer pour des hommes homosexuels. Après avoir donné rendez-vous à leurs victimes, ils les rouaient de coups et les volaient.

Six personnes arrêtées

Les forces de l'ordre ont procédé à six interpellations à Brest, indique Ouest-France. Les six personnes ont été placées en garde à vue pendant 48 heures. Les agresseurs présumés sont âgés entre 17 et 18 ans. Ils sont malheureusement déjà connus des services de polices pour des faits similaires : vols et violences.

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Un septième suspect a également été assimilé à une agression qui a été commise dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 avril dernier à Brest. Deux frères ont témoignés avoir été frappés et gazés alors qu'ils marchaient simplement dans une rue de Vannes. L'un d'entre eux a reçu des coups de couteau au visage, il a dû être transféré à l'hôpital.

Une hausse "alarmante" des témoignages

Les circonstances de ces vols et agressions restent à éclaircir. Mais SOS homophobie regrette une "hausse alarmante" des témoignages qui lui parviennent. Il y a un an, l'association alertait déjà. "Un inquiétant phénomène se développe : les traquenards en ligne. Des hommes y trouvent des partenaires potentiels qui les invitent à des rendez-vous prétextes à agressions, humiliations et vols. C’est le cas de Tom, 24 ans, qui pensait retrouver un garçon pour boire un verre et a été agressé par trois hommes : coups de poing, strangulation, chocs électriques. Michel, arrivant à un rendez-vous, a quant à lui été mis à terre, frappé et détroussé", indique l'association dans son dernier rapport.

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"À ce jour, on ne peut pas considérer que les mesures d’urgence annoncées sont suffisamment appliquées sur le terrain ou suffisamment efficaces. La campagne de communication nationale contre la haine anti-LGBT qui devait être lancée en 2019 est toujours en cours d’élaboration et devrait être mise en place pour le deuxième semestre 2020". Début 2021, on ne l'a toujours pas vue.

 

Crédit photo : Frédéric Bisson / Flickr


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