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Selon cette étude, 51% des Français reconnaissent la non-binarité de genre

Une étude de l'institut CSA s'est penchée sur le rapport au genre et à l'orientation sexuelle des Français.e.s. Et les résultats sont étonnants.

Les Français seraient-ils moins mauvais élèves qu'on ne croit en matière d'appréhension de la notion de genre ? C'est en tout cas ce qu'une étude de l'institut CSA, qui a interrogé via un questionnaire en ligne 1173 personnes âgées de 12 ans et plus sur leur rapport au genre et à l'orientation sexuelle, semble démontrer.

Si la grande majorité des sondés déclare se conformer à un mode de vie hétéronormé (89% d'entre eux indiquent être hétérosexuelles, et 86% précisent n'avoir jamais eu de rapport sexuel avec une personne du même sexe), l'enquête permet de mettre en lumière une évolution de leur perception.

Ainsi, 51% des sondés (et même 83% des 15-17 ans) affirment ne pas être en accord avec la phrase : "une personne est soit un homme, soit une femme et rien entre les deux". Un premier pas encourageant vers la compréhension de la notion de non-binarité. Si seulement 2% des personnes interrogées expliquent être non-binaires, elles sont 24% à assurer en connaître une, dont 9% dans leur entourage proche.

La détermination du genre toujours importante

A noter qu'il reste essentiel pour une majorité des sondés de pouvoir identifier le genre des personnes avec lesquelles ils sont en contact. Surtout lorsque l'on approche de l'intime. 82% des personnes interrogées déclarent ainsi comme la détermination du genre comme importante dans la vie amoureuse. Un chiffre qui descend néanmoins à 58% concernant la vie familiale, et même à 41% lorsque cela touche au domaine professionnel.

Pour ce qui est de l'éducation des enfants, 48% des sondés considèrent qu'il n'est pas important d'élever une fille comme une "vraie" petite fille (et 47% concernant les garçons). Une disparité est cependant à relever entre les femmes et les hommes, ces-derniers étant seulement 35% à partager cet avis - contre 60% parmi les femmes.

Des clichés qui perdurent...

Si ce sont les termes "protecteur" et "fort" qui reviennent le plus pour qualifier les hommes, la "sensibilité" et la "douceur" sont toujours davantage assimilées aux femmes. Mais avec un progrès tout de même : les rôles de "chef.fe" et de "leader.euse" sont d  autant aux femmes qu'aux hommes.

Des clichés qui se maintiennent surtout dans l'esprit des hommes, les sondés considérant que les femmes sont naturellement plus douces que les hommes (74%) et qu'il appartient à ces-derniers de protéger les femmes (69%).

Parmi les femmes sondées entre 18 et 24 ans, une forte proportion estime quant à elle avoir déjà souffert de la pression de correspondre à certaines exigences sociétales, comme le fait d'être mince (84%) ou désirable (79%).

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Des idées reçues que les Français interrogés jugent particulièrement véhiculées dans et par les médias. Amenées à se prononcer sur la question, 88% des personnes interrogées considèrent ainsi que les femmes jeunes (88%) et sexy (84%) sont encore surreprésentées par rapport aux reproductions d'hommes en charge des enfants (44%) ou des tâches ménagères (35%).

Des orientations sexuelles plus fluides

Selon l'étude, qui s'est également penchée sur la question de l'orientation sexuelle ou amoureuse, 7 % des personnes interrogées entre 18 et 24 ans se revendiquent comme homosexuel.le.s alors que seulement 81 % affirment être hétérosexuels. 19% des personnes interrogées ne se considèrent donc pas comme hétéro, sans pour autant se considérer homo.

 

 

 


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