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reportage"Il y a un besoin de visibilité dans le reste de la région" : Nantes, îlot queer

Par Tom Umbdenstock le 18/12/2023
Pride LGBT+ de Nantes

[Reportage à lire dans le magazine têtu· ou en vous abonnant] La presque bretonne Nantes est l’une des villes les plus accueillantes de France pour les personnes LGBTQI+, alors que la droite réactionnaire est très présente dans la région.

Ce samedi soir, la terrasse de La Plaisir, un bistrot queer de l’île de Nantes, est pleine d’une jeunesse à cheveux décolorés, crop tops et paillettes. "Beaucoup de lieux queers ont ouvert ces derniers temps", se félicite la patronne, Joy, 33 ans, cheveux frisés, t-shirt noir et tatouages aux bras. La communauté lesbienne s’approprie d’ailleurs facilement celui qu’elle a ouvert avec sa compagne, la scène LGBTQI+ de la ville ayant longtemps été composée uniquement de bars gays ou friendly.

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Mais à Nantes, capitale régionale des Pays de la Loire, la culture queer n’investit pas seulement les lieux communautaires : le collectif queer Gazole Inc organise ses soirées Pinkwashing au club électro du Macadam ou dans une salle du centre culturel Stereolux, quant aux soirées Tea Dance du collectif Croque Monsieur, elles ont lieu à l’hôtel du Radisson Blu ou au restaurant Amaya. L’art du drag est également dynamique dans la ville, porté par des collectifs comme Le Sauna, dont les drag kings et queers se sont produits à La Plaisir sous nos yeux ébahis, ou encore Divine and The Queen, aux soirées tout aussi incontournables que celles intitulées Chez La Baronne, attirant des drags de toute la France au Little Atlantique Brewery. En août, une viewing party de Drag Race France a également rassemblé 1.700 personnes....