cinéma"Fantôme utile", l'ovni parfait pour s'aérer la tête avant la rentrée !

Par Franck Finance-Madureira le 27/08/2025
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Le jeune cinéaste thaïlandais Ratchapoom Boonbunchachoke revendique une "perversité élégante" et s'en donne à cœur joie dans Fantôme utile (A Useful Ghost), un premier film en forme d'ovni queer comme on les aime !

Tandis qu'un jeune ladyboy reçoit son nouvel aspirateur, il se rend compte qu’il est en possession d’un étrange engin semblant agir à sa guise… Mais ce n’est qu’un début, puisque c’est ensuite au tour de March, en charge de l’entreprise familiale qui produit ces aspirateurs, de découvrir que le fantôme de son épouse décédée, victime de la pollution à la poussière, vient le hanter sous la forme d’un aspirateur passablement libidineux. Et c'est loin d'être le seul fantôme-aspirateur de l'entreprise…

Aspirateur, mon amour

Le fantastique surgit presque naturellement dans le quotidien des personnages de Fantôme utile – présenté à la Semaine de la critique du dernier Festival de Cannes sous son titre anglophone, A Useful Ghost –, qui soulève son lot de questionnements à la fois spirituels, éthiques et très terre-à-terre : les dérives du capitalisme et de la globalisation, le souci du qu’en-dira-t-on, l’affirmation des sexualités queers dans une société conformiste, la survivance du sentiment amoureux ou encore… la meilleure façon de faire l’amour avec un aspirateur.

Ce premier long-métrage de Ratchapoom Boonbunchachoke, jeune réalisateur thaïlandais, propose un regard singulier sur le monde contemporain, qu'il revendique à la fois “stupide et sérieux”. La mise en scène sobre et discrète, presque naturaliste, suit le même cheminement que les personnages du film en prise avec ces aspirateurs hantés par l’esprit des défunts. En résulte un film fou et iconoclaste, qui semble lui-même possédé par un esprit farceur queer nourri d’humour et d’ironie. Il faut aimer se laisser déstabiliser, voire aspirer !

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Crédit photo : JHR Films

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