Pourtant interdite, la marche des Fiertés de Budapest en juin a été un formidable succès. Pécs, cinquième ville de Hongrie par sa taille, veut elle-aussi organiser une Pride, ce samedi 4 octobre. Mais les autorités ont, là encore, interdit l'événement en vertu d'une loi LGBTphobe. Une situation que dénonce Amnesty International qui appelle à signer une pétition.
En Hongrie, les personnes LGBTI+ subissent de nouvelles attaques. Les autorités ont récemment interdit la marche des Fiertés de la ville de Pécs. Marcher pour l’égalité n’est pas un délit, c’est un droit. Agissons pour que la Pride puisse se dérouler librement, sans violence ni répression !
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Récemment, la police hongroise a interdit la Pride de Pécs, cinquième ville de Hongrie par la taille de sa population située dans le sud du pays, prévue le samedi 4 octobre. Cette interdiction s’appuie sur une loi discriminatoire promulguée en avril, qui interdit les rassemblements en faveur des droits des personnes LGBTI+ en Hongrie.
Reconnaissance faciale
En vertu de cette loi, les organisateur·ices et les participant·es à des événements LGBTI+ s’exposent à des sanctions juridiques graves, allant d’amendes jusqu’à des peines d’emprisonnement. Les autorités peuvent aussi utiliser la reconnaissance faciale pour identifier les participant·es, a posteriori.
En juin dernier, les autorités avaient déjà tenté d’interdire la Pride de Budapest. Le soutien du maire de la ville avait permis de contourner la décision et de maintenir la marche. Près de 300.000 personnes avaient ainsi bravé l’interdiction pour exprimer leur solidarité avec les personnes LGBTI+ !
Attaque contre la liberté d'expression
Pour la Pride de Pécs, ce serait la première fois que la loi discriminatoire d’avril dernier serait pleinement appliquée. Les risques sont réels pour les organisateur·ices et les participant·es. Interdire les marches des fiertés revient à nier l’existence des personnes LGBTI+ ! C’est aussi une attaque directe contre la liberté d’expression et de réunion pacifique.
Nous appelons le chef de la police de Pécs à autoriser la tenue de la Pride dans la ville et à respecter le droit de manifester. Vous vous êtes mobilisé·es massivement en juin. Cette fois encore, agissez pour que la Pride de Pécs puisse se dérouler librement, sans violence ni répression !
>> Pour signer la pétition, rendez-vous sur l'espace dédié d'Amnesty.
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Crédit photo : Peter Kohalmi / AFP