cinéma"Julian", l'histoire vraie d'un amour lesbien intense et tragique

Par Florian Ques le 24/03/2026
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Au cinéma ce mercredi 25 mars, le premier long-métrage de Cato Kusters raconte le projet original et engagé d'un couple lesbien auquel la mort a prématurément mis fin.

C'est une histoire d'amour lesbienne belle et tragique que raconte la réalisatrice belge Cato Kusters dans Julian, sorti au cinéma ce mercredi 25 mars. Fleur Pierets et Julian P. Boom ont toujours été des personnalités créatives. L’une est à la fois écrivaine et critique d’art, l’autre est cartographe des fonds marins et artiste performeuse. En 2017, peu de temps après leur mariage à New York, les deux femmes décident de se lancer dans ce qu’elles appellent "le projet 22". L’objectif de ce défi est à la fois personnel, symbolique et engagé : se passer la bague au doigt dans les vingt-deux pays du monde où l’union entre personnes de même sexe est alors légalisée.

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Mais après qu’elles se sont dit oui à Paris, quatrième étape de leur déambulation mondiale, Julian manque de s’évanouir sur le parvis de l’Hôtel de ville. Des examens médicaux révèlent plusieurs tumeurs autour de son cerveau et de son cœur. Son état de santé se détériorant à une vitesse fulgurante, le projet du couple est coupé net dans son élan. Julian meurt en janvier 2018.

Une épopée romantique

Aujourd’hui, Fleur continue de conter cette aventure à la fin tragique. C’est d’ailleurs lors d’un passage radio de la veuve que la réalisatrice belge Cato Kusters la découvre. Fascinée, elle se prend de passion pour cette histoire d’amour hors du commun. Déjà autrice de plusieurs courts-métrages, la cinéaste de 28 ans s’en empare pour en faire le scénario de Julian son premier long format, qui oscille entre récit biographique et drame romantique. Elle y fait le choix d’une narration décousue, effectuant des allers-retours entre les petites victoires de Fleur et Julian au gré de leur périple, et un présent marqué par le deuil et le besoin d’honorer la mémoire de la défunte.

À l’écran, Nina Meurisse et Laurence Roothooft forment un joli couple de cinéma. Plus qu’un hommage, le film a le souffle d’une épopée romantique, sans la mièvrerie qu’on nous inflige trop souvent. La mise en scène, sobre, met ainsi en exergue la palette des sentiments, parfois contraires, qui traversent les deux protagonistes : passion, chagrin, euphorie, frustration… On retiendra l’amour.

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Crédits photo : Grade Solomon