Le centre LGBT de Nantes de nouveau vandalisé

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Ce week-end, les locaux du centre LGBT de Nantes ont été vandalisés. D’après le président du centre, il s’agit d’un acte homophobe.

« Les dégâts ne laissent pas de place au doute : il s’agit d’un acte volontaire » dénonce Sébastien Dreillard, le président du centre LGBT de Nantes, qui constatait dimanche matin l’état des locaux consacrés à la lutte pour le bien-être et l’égalité des droits des personnes LGBT.

Dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mai, les vitrines du centre LGBT de Nantes situé rue Dugast-Matifeux ont été attaquées par des vandales. Résultat ? La vitre de l’entrée a été brisée, et celle de la façade présente un impact. Selon Sébastien Dreillard, cet acte de vandalisme est sans conteste motivé par l’homophobie :

C’est une attaque homophobe, inadmissible, d’une grande lâcheté car réalisée en pleine nuit sans la moindre signature.

Cette violence portée contre le centre LGBT de Nantes et tout ce qu’il défend n’est malheureusement pas une première, puisque les locaux nantais ont déjà fait l’objet d’une attaque similaire l’année passée. Cette fois-ci, les vitrines n’avaient pas été brisées, mais taguées, et la porte d’entrée avait été forcée. En décembre 2010 et en janvier 2011, à seulement quelques semaines d’intervalles, le centre LGBT de Nantes avait également essuyé deux actes de vandalisme.

Si l’association LGBT a déposé plainte, son président ne se dit pourtant pas effrayé par un tel acte mais au contraire renforcé dans sa lutte contre l’homophobie :

Quel est l’objectif ? J’ai du mal à intégrer le fait que certains se battent contre les droits des autres. Ils perdent leur énergie. Ce genre de gestes inadmissibles nous donne plus de forces pour continuer nos combats.

La police a ouvert une enquête concernant cet acte de vandalisme, lequel intervient juste avant le Cinépride organisé par le centre LGBT de Nantes. Ce festival du film lesbien, gay, bi et trans se tiendra du 31 mai au 7 juin au cinéma Kartoza, et ce malgré le « chantage à la subvention » dont avait été victime de centre LGBT de Nantes le mois dernier par le Conseil régional des Pays de la Loire.

 

Crédit photo Presse Océan


  • Phil86

    Les homophobes sont toujours des lâches.