Radical ? Le mouvement trans et intersexe veut juste qu'on l'écoute
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Radical ? Le mouvement trans et intersexe veut juste qu'on l'écoute


Samedi 21 octobre, 2 500 personnes étaient rassemblées autour du camion en tête du cortège de l’Existrans, la marche pour les droits des personnes trans et intersexes.

Par Cy Lecerf-Maulpoix

Pour cette 21ème édition, un mot d’ordre : « Face aux oppressions d’État, raciales et médicales, intersexes et trans contre vos violences ». Associations et collectifs se relayaient pour dénoncer les multiples urgences et témoigner : insuffisances de la loi Justice du XXIe siècle, conséquences désastreuses de la pénalisation des clients sur les travailleuses.eurs du sexe, violences et discriminations à l’école, à l’université, sur le lieu de travail, à l’encontre des trans raciséEs, des réfugiéEs.

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L’accompagnement médical est l’une des nombreuses inquiétudes évoquées par Jules, membre du collectif organisateur. Outre la dimension aléatoire des remboursements des frais médicaux en fonction des situations et des caisses maladie, il cite également la SoFECT dénoncée depuis des années par la communauté pour ses pratiques abusives. Officiellement présentée comme une association de professionnels médicaux « spécialisée dans la prise en charge et la chirurgie du transsexualisme (sic) en France », elle agit comme un lobby cherchant à développer le monopole d’un accompagnement. « Ils font pression sur d’autres médecins pour conserver leur monopole, explique Jules. Le risque est évidemment pour nous de ne plus pouvoir choisir nos médecins », et par conséquent de se retrouver soumis à de potentielles violences. Dépathologiser les transidentités, démanteler des organes abusifs, telles sont les demandes et préoccupations sur lesquelles l’État ne s’est prononcé que partiellement lors du passage de la loi Justice en novembre 2016. Contactée par TÊTU pour expliquer ses activités, la SoFECT demeure silencieuse.

Une loi qui divise

À cette époque, médias, politiques et associations LGBT plus institutionnelles comme l’Inter LGBT avaient ainsi pu se féliciter de la loi qui comprenait un ajustement concernant la possibilité de démédicaliser la procédure du changement d’état civil pour les personnes trans. Celle-ci impliquait de pouvoir se rendre devant le tribunal sans une justification médicale autorisant le changement de la mention du genre. L’ajustement est jugé insuffisant par une majorité d’associations membres de l’Existrans et par l’Inter LGBT elle-même qui regrettait que « toutes nos revendications n’aient pas été entendues, en particulier la déjudiciarisation de la procédure ». L’Existrans dénonçait surtout l’éternelle soumission à l’autorité d’un juge (ou de la mairie dans le cas du changement de prénom) et l’obligation de « justifier de sa transidentité selon des stéréotypes femme/homme binaires et caricaturaux » soumis « à l’arbitraire » d’un tiers.

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Aujourd’hui, l’application de cette loi est l’arbre qui cache la forêt. Adrian de la Vega, YouTubeur présent à la marche (qui figurait en couverture du numéro 213 de TÊTU), reçoit de nombreux témoignages : « Les tribunaux ne sont pas au courant de la loi. Pour le changement de prénom, on doit imprimer et ramener les décrets avec nous à la mairie. C’est encore très aléatoire et parfois c’est impossible. Ils demandent des papiers ou l’accord des proches. La loi n’est pas respectée ». Concernant la marche, « il y a eu un changement de mot d’ordre par rapport aux années précédentes », observe Sam Bourcier, sociologue à l’université Lille 3 dont le dernier livre, Homo Inc.orporated, revient notamment sur les stratégies d’inclusion des LGBT dans le système néolibéral. « Si la question importante des papiers traverse tous les mouvements de la communauté trans, aujourd’hui le mot d’ordre est plus générique, poursuit-il. Il se prononce plus visiblement contre les différentes formes d’oppression étatiques ».

De la radicalité

Ce changement intervient alors même qu’a éclaté une polémique autour de la participation de l’association des policiers LGBT Flag!. L’association avait ainsi annoncé sur les réseaux la création d’un cortège sans avoir consulté le collectif organisateur en amont. Ce-dernier avait fini par la refuser. Un choix qui s’était soldé par la désolidarisation et le retrait de la marche de plusieurs associations au sein du réseau de l’Inter-LGBT. Quelques minutes avant le départ de la marche, dans un tweet et un post Facebook, le conseiller à la lutte contre la haine anti-LGBT à la DILCRAH et ex-président de Sos Homophobie, Yohann Roszéwitch, adressait également son soutien à Flag! et évoquait « la radicalisation d’une partie du mouvement LGBT ».

Contacté par TÊTU, celui-ci réaffirme à la fois son « ferme engagement contre la transphobie » et critique « cette radicalisation contre la police » et « l’essentialisation du corps policier ». Il dénonce également « des accusations délirantes » de transphobie vis-à-vis des membres de Flag!. Or la contestation de la présence de cortèges policiers LGBT-friendly au sein des Marches n’est pas nouvelle. Aux États-Unis, le No Justice, No Pride interrompait ainsi la Pride de Washington cette année pour dénoncer les violences exercées par les corps étatiques et notamment policiers à l’encontre des personnes LGBTI de couleur. Au Canada, la Pride de Toronto a connu cette année sa première Marche sans présence policière dans le cortège, tandis qu’une association de soutien aux réfugiés se retirait de celle de Vancouver pour protester contre la présence d’une association équivalente à Flag!.

L’accusation en radicalité dessine clairement une fracture entre une frange associative plus institutionnelle et des associations ou collectifs souvent majoritairement composés de personnes directement impactées par les violences actuelles (et de fait moins écoutéEs par les instances gouvernementales). « On agite la radicalisation comme une mauvaise chose alors que c’est le signe au contraire que nous nous positionnons à nouveau plus fermement pour dénoncer symboliquement ceux qui nous attaquent, analyse Cléa, une jeune participante en début de marche. Depuis Stonewall, l’opposition directe et la critique ouverte des violences institutionnelles, notamment policières, a nourri et influencé l’activisme tel qu’il existe aujourd’hui. S’emparer de l’accusation de radicalisation, c’est une manière de retourner aux sources des premiers mouvements radicaux queers« , ajoute-t-elle.

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En France, de récents événements judiciaires confirment cette violence. Alors que le cortège se met en marche, un groupe de soutien à Kara, jeune trans américaine incarcérée en France dans une prison pour hommes suite à l’affaire de la voiture brûlée, entonne des slogans pour dénoncer une « manipulation judiciaire » et l’étendue de l’appareil d’oppressions des corps et des identités, du commissariat en passant par les tribunaux, jusqu’à la prison. « L’articulation entre des politiques antiracistes et trans est un vrai enjeu », confirme Sam Bourcier.

Recomposition du paysage ?

Au-delà de la radicalité brandie comme accusation donc, ces récentes polémiques et prises de position du collectif Existrans manifestent le besoin de redessiner les contours d’un paysage militant et activiste trans et intersexe depuis plusieurs années. Eliazar, 21 ans, jeune étudiant en Lettres, et Adrian de la Vega se rendent tous les deux à l’Espace Santé Trans parisien qui, depuis deux ans, propose des consultations psychothérapeutiques et plus récemment médicales. « Avant c’était beaucoup plus compliqué », confie Eliazar qui relate les discriminations avec ses anciens médecins. Dans cet espace, « les médecins sont trans ou alliéEs et à l’écoute, ils peuvent adapter les taux d’hormones. Je ne vais plus voir d’autres médecins que là-bas », explique quant à lui Adrian. Un succès à la mesure du besoin encore criant et de la nécessité de s’émanciper de la SoFECT. « L’Espace santé Trans fait ce que l’État ne fait pas », ajoute-t-il.

De même, la création d’une Fédération Trans et Intersexes l’année dernière constitue une avancée notable. Aujourd’hui composée de 13 associations dans toute la France, « cette fédération à la première personne est gérée uniquement par des personnes trans et intersexes » explique Giovanna Rinçon, présidente de l’association Acceptess-T. Elle compte notamment mettre en place un observatoire sur la loi Justice du XXIe siècle et son application dans toute la France. Elle vise également à devenir l’interlocuteur principal du gouvernement dans l’élaboration de politiques pour leurs droits. « Depuis la loi Justice, l’agenda trans est devenu quasi-inaudible, on sait que le nouveau gouvernement ne veut pas changer quoi que ce soit. Il faut former et sensibiliser les politiques », ajoute Giovanna. Une tâche qui n’est pas évidente à l’heure où les enjeux qui animent l’intérieur de la communauté trans sont multiples et que l’accusation de radicalité décrédibilise des acteurs qui portent pourtant des revendications essentielles.

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Vers un combat médiatique

Le collectif Intersexes et alliéEs créé en novembre 2016 est une autre initiative. Pour Loé, l’un.E de ses cofondateurices, « un cap a été franchi dans le militantisme intersexe ». Le collectif, très présent sur Facebook et les réseaux sociaux, organise notamment une Quinzaine des visibilités Intersexes jusqu’au 7 novembre dans toute la France. Expositions, projections-débats, discussions et tables rondes composeront ces deux semaines de sensibilisation. Exposer différents vécus, différents récits de violences médicales, sociales et familiales au travers de conférences et d’échanges publics correspond à l’une des manières de transmettre l’information. Le dialogue avec les médias en est une autre. Pour ce faire, une conférence table-ronde menée avec des journalistes de l’AJL (Association des Journalistes LGBTI) a eu lieu fin octobre. Adrian de la Vega, récompensé d’un Out d’Or par l’AJL en juin dernier, est ainsi de plus en plus sollicité par les médias y compris télévisuels. Celui-ci refuse néanmoins toute participation aux émissions qui donnent dans le sensationnalisme : « Je cherche toujours à me renseigner et me protéger. Je suis conscient du fait qu’une visibilité c’est bien, mais pas n’importe comment ». Internet opère en ce sens différemment. YouTube, Snapchat, Facebook, les réseaux offrent paradoxalement un contrôle et une liberté aux concernéEs qui sont plus à même de diffuser des messages accessibles pour les personnes trans et intersexes mais également pour les cisgenres. « Les YouTubeurs sont souvent de bons porte-paroles pour toucher les cisgenres », conclut Eliazar. Adrian cite quant à lui le YouTubeur américain Upper Chase comme source d’inspiration.

Un travail essentiel à l’heure où s’emparer de la parole médiatique et reprendre la main sur les images produites pourrait s’avérer essentiel dans les luttes, y compris radicales, à venir…

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Photo de couverture et photos d’illustrations : Gaëlle Matata, originellement publiées sur le site de Friction Magazine 

  • Helene Hazera

    à part Adrian, peu parlent de l’accés aux études et à l’université comme du monde du travail. A part ça la loi bidon élaborée par l’interLGBT l’a été sans nous, et l’inter voudrait nous dicter ceux et celles qu’on devrait inviter!

  • JaYz-58

    Radical ? Je ne vois pas d’inconvénient. Au contraire… Il y a de quoi ! À la force d’emmerder les gens du fait de leurs différences qu’on soit gay, lesb, trans, bi ou autre. C’est pas étonnant. Ça finira par péter un jour ou l’autre et on se fera justice nous même si les forces de police et gendarmerie ne font pas leur boulot contre les discriminations. Autant qu’on se défende autrement. On ne peut pas dire amen à tout !!!

  • Fanfan 16

    Je supporte difficilement qu’on parle de l’affaire du Quai de Valmy comme étant celle « de la voiture brûlée ». On n’a pas seulement mis le feu à une voiture, on a tenté de le faire avec des policiers à l’intérieur, ce qui est une tentative d’assassinat. Donc je ne ressens AUCUNE solidarité avec Mme/M. Kara machinchose, « jeune trans américaine incarcérée dans une prison pour hommes ».

    Par contre, toute ma sympathie va aux policiers et à l’association Flag qui font tout leur possible pour faire évoluer les mentalités au sein de la police. La polémique sur leur présence au sein des cortèges me semble totalement déplacée.

    • Oka Pi

      T’es sérieux avec ton « Mme/M » pauvre transphobe à deux balles?

      • Fanfan 16

        Je suis absolument et tout à fait sérieux. Je ne pense pas être transphobe, en revanche je suis totalement opposé à la frange la plus radicale du mouvement LGBT qui s’exprime dans cet article. Je ne comprends pas comment on peut se sentir solidaire d’une personne inculpée de complicité de meurtre sous prétexte qu’il/elle est trans. Je ne me sens absolument pas solidaire de Luka Rocco Magnotta, qui finira (ou pas ?) ses jours dans une prison dorée au Canada. Et pourtant il est 100 % gay, mais 100 % psychopathe.

        Dans la manifestation dont il est question dans cet article, Cléa nous dit : Mais ma petite Cléa, on n’est plus à l’époque de Stonewall ! Dans les années 60, les flics nous pourchassaient, nous insultaient et nous collaient au trou sous prétexte que nous étions des dépravés. Aujourd’hui, je ne veux pas dire que la police est toujours irréprochable, mais la situation est radicalement différente. Le FLAG tente de changer les mentalités en participant à des modules de formation destinés aux collègues afin d’améliorer l’acdcueil et la prise en charge des LGBT da »S’emparer de l’accusation de radicalisation, c’est une manière de retourner aux sources des premiers mouvements radicaux queers ».

        • Oka Pi

          Mon commentaire portait uniquement sur le fait que tu utilises « Mme/M » pour parler d’une femme trans, ce qui est transphobe.
          Pour le reste, ton avis sur les luttes trans je m’en tamponne royalement, et ton « ma petite Cléa » complètement paternaliste tu peux aussi te le garder. Fe même que ton « adolescentEs attardéEs » pour parler du collectif Existrans qui existe depuis 20 ans et dont tu ne connais visiblement rien, et de la majorité des associations trans. Abruti.

          • Fanfan 16

            Contrairement à toi je n’ai insulté personne mon/ma petitE chériE. Ton discours est typique de la révolte boutonneuse des queers : « ce que tu dis ne m’intéresse pas puisque tu n’es pas queer ». Ça au moins c’est de la discussion constructive. Donc si je suis ton raisonnement, il faut soutenir ceTTE torduE qui a voulu brûler un flic sous prétexte qu’il/elle est trans. Eh bien non, désolé mais elle ne mérite que mon mépris.

          • Oka Pi

            Non mais en fait dans ton cas c’est même pas que tu sois cis le soucis (non pas que je trouve ça d’un quelconque intérêt de parler avec des cis de la pertinence des luttes trans), c’est basiquement le fait que tu sois incapable du minimum de respect envers une personne trans: la genrer correctement.

          • Oka Pi

            Tu peux peut-être nous expliquer ce qui t’empêche de parler de Kara au féminin? (à part ta transphobie je veux dire)

          • Fanfan 16

            Oh mon Dieu, j’ai insulté unE de vos saintEs ! Sachez que j’ai trop de respect pour les trans pour penser qu’ils/elles se sont choisi pour égérie unE criminelLE en puissance. C’est un peu comme si moi, en tant que gay cis, je réclamais la libération de Rocco Magnotta au prétexte que ses crimes ne sont finalement que des plans cul qui ont mal tourné.
            Ce qui m’empêche de genrer votre idole correctement, c’est tout simplement que son acte ne m’inspire que le dégoût. Je trouve encore plus regrettable que Têtu donne la parole à des gens qui veulent nous faire croire que Stonewall et le quai de Valmy, finalement c’est pareil. Les queer radicaux n’entraineront jamais les LGBT dans leur impasse car ils ne sont, fort heureusement, qu’une infime minorité d’entre nous.

          • Jean-Jacqueline

            TG.

          • bulbizarre

            Mais en fait l’avis que tu as de ce qu’a fait quelqu’un c’est pas la question, à partir du moment où tu mégenres une personne trans c’est transphobe. C’est le minimum de la décence, pas un truc que les gens doivent mériter à tes yeux!

          • Fanfan 16

            L’avis sur ce qu’a fait quelqu’un c’est pas la question ? Ben si justement. Tout le problème est là. En revanche, je me fous de mégenrer et de votre novlangue insupportable. Je dis que Kara est une ordure qui a tenté de tuer un flic, et que vous avez l’air de trouver cela tout à fait légitime sous prétexte que c’est un trans.
            Vous savez quoi ? Quand il/elle est arrivéE en taule, on ne lui a même pas demandé s’il/elle préférait une prison pour hommes ou pour femmes. Il/ Elle aurait sans doute préféré une prison pour trans mais manque de pot, ça n’existe pas.

            Jean-Jacqueline, TG ça veut dire ta gueule ? Dommage, je n’ai aucune intention de la fermer.

          • Jean-Jacqueline

            TG.

          • Jean-Jacqueline

            TG.

          • Fanfan 16

            Toujours pas. Désolé.

          • Christine Rougemont Réalisatri

            Je suis un peu effarée de lire ce qui est écrit sur cette publication;
            ‘il faut reprendre les faits qui incrimine, Kara: Elle a été arrêtée en marge d’une manifestation ultérieure (sur la fois d’un policier infiltré dans la précédente manifestation au quai de Valmy, sa « silhouette masquée était parait-il identique). Accusée d’avoir frappée avec un poteau en métal sur le pare brise avant de la voiture de police et pas d’y avoir mis le feu ni d’avoir voulu violenter les policiers. Elle a accepté de plaider coupable mas vu les conditions de détention dans la prison de Fleury-Mérogis, on peut comprendre que plaider coupable lui ouvre la porte de la sortie un peu plus rapidement que le prolongement d’une enquête. Après je n’en ai rien à faire qu’elle soit coupable ou non (d’autres manifestations avec voitures brulées n’ont pas donné lieu à un tel déchainement de la part de la justice.

            Maintenant les réflexions qui te sont faites « fanfan » le sont non de tes accusations et réflexions personnelles sur la condannation de Kara ou ton jugement de la cause défendue par l’Existrans mais par le fait que tu mégenres une personne trans. Oui tes mots sont transphobes.
            Tu parles aux personnes qui te reprennent en les assimilant à des ados! Je suis une personne de plus de 50 ans et je soutiens cette cause qui est la mienne et te rappelle que Stonewall était déjà une émeute et que ce sont des personnes trans travestis drag queen et lesbienne qui ont commencé cette lutte contrairement à ce que racontent certains films et que’elle a profité essentiellement à la cause des personnes homosexuelles. Nos sœurs se sont battus et nous nous battons encore, tu ne connais pas grand chose de ce que vivent au quotidien d-les personnes trans en terme d’humiliation et de violence<;
            Le "mégenrage" dans les administrations sous couvert de papiers ou d'apparence non conformes et le fameux "monsieur madame" des policiers si vous voulez porter plainte pour une agression.
            Connais-tu le TDOR? le jour du souvenir des personnes trans tuées pendant l'année. Chaque 20 novembre nous faisons le compte au niveau mondial avec d'autres organisations et des cas connus on dépasse à chaque fois largement les 300 frères et soeurs assassinées . Je ne donnera pas ici le nombre de personnes trans et travesti(e)s assassinées sur Paris en 2017 mais c'est un nombre anormal.
            Ne vient pas nous donner des leçons de militantisme car tu ne vis pas ce que nous vivons de rejet ni l'invisibilisation de nos luttes. Nous nous battons avec ces moyens car nous n'avons que ça, on nous refuse les moyens politiques, nous ne sommes qu'un faire valoir dans les partis quand on nous y accepte et combien de journalistes trans en France, combien de cadres sup et dirigeants à moins que d'avoir bâti sa carrière dans leur genre de naissance?
            Les trans sont toujours dans une situation désespérée et se battent avec les armes du désespoir.
            Avant de juger une personne, sur ce qu'elle peut avoir fait ou pas, Respecte-là et Respecte-nous

          • Stephanie Martin

            Rappel qu’on devrait pouvoir s’épargner sur le site d’un média LGBT : appeler une femme trangenre – fusse-t-elle une ultra-gauche (ce qui relève de sa liberté d’opinion) et une incendiaire (ce qu’elle nie, et reste donc à prouver) – classe tout interlocuteur qui s’y livre dans la catégorie répugnante des transphobes avérés.
            Ces transphobes auraient d’ailleurs tort de se réclamer de Flag ! : l’association LGBT compte des policièr:e:s transgenres dans ses rangs, et lutte contre la transphobie (eh oui, la police française n’est pas unanimement la police raciste et LGBT-phobe de Stonewall).

          • Fanfan 16

            Ravi de savoir que le FLAG compte des trans dans ses rangs, allez donc le dire à vos amiEs qui trouvent préférable de les exclure des cortèges au prétexte que ce sont des flics et donc, par nature, des oppresseurs.

            Quant au fait que Kara nie son crime et qu’il reste donc à prouver, si l’on suit votre raisonnement, il suffit donc de nier pour être remis en liberté. Il ne va pas rester grand monde en prison, ce sera chouette.

            Vous n’avez tout simplement pas le courage de reconnaître que votre association accepte que soient distribués pendant ses défilés des tracts en faveur d’une complice de tentative de meurtre. La justice, selon vous, n’a rien compris : Kara ne faisait que répondre à l’oppression du système hétérocentriste et cisnormé. Pas de quoi fouetter un chat en somme.

          • bulbizarre

            Mais en fait l’avis que tu as de ce qu’a fait quelqu’un c’est pas la question, à partir du moment où tu mégenres une personne trans c’est transphobe, comme le disait Oka Pi. C’est le minimum de la décence, pas un truc que les gens doivent mériter. Donc en fait t’es juste venu étaler ta transphobie dans un article sur l’existrans.

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