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Paris : Anne Hidalgo détaille son plan pour lutter contre les LGBTphobies

Création d'un observatoire, mise en place de documents non-genrés... : face à une recrudescence des agressions, la mairie de Paris a annoncé, mercredi 21 novembre, de nouvelles actions pour lutter contre les actes LGBTphobes.

"C'est un plan vivant, qui va évoluer et s'enrichir." La maire de Paris Anne Hidalgo a présenté son plan de lutte contre les LGBTphobies, mercredi 21 novembre, à l'issue d'une réunion avec les associations concernées. Cette dernière a d'ailleurs été vivement critiquée sur les réseaux sociaux pour sa quasi-absence de femmes autour de la table.

Une première réponse à la recrudescence ces derniers mois des agressions physiques et verbales contre les personnes LBGT+. "Nous avons tous été choqué.e.s, en état d'alerte, par cette recrudescence des propos et des violences homophobes", a ajouté la mairie de Paris.

32 mesures

Pour ce vaste plan d'actions, la mairie de Paris se concentre sur sept grand axes : créer des instances de dialogue, de diagnostic et de suivi ; lutter contre les agressions LGBTphobes ; renforcer l'inclusion en milieu scolaire ; actions au sein des services publics parisiens ; actions en faveur des personnes trans' ; soutenir le milieu associatif et faire des campagnes de communication.

Parmi les 32 mesures annoncées (à retrouver ici), dont plusieurs ont déjà été dévoilées sur TÊTU mardi 20 novembre, la maire souhaite assurer des "campagnes de communication dans les transports en commun"

"C'est important de cibler aussi le grand public et de mettre en place des campagnes dans les transports en commun, notamment sur la diversité des familles", souligne à l'AFP Sylvie Gras, déléguée SOS Homophobie en Ile-de-France, inquiète "du report du débat sur la PMA" prévu à l'été prochain.

Un regret partagé par Anne Hidalgo, pour qui un nouveau report risque d'entraîner "une mobilisation" contre la PMA et "des agressions, de l'agressivité et un déversement de haine".

A LIRE AUSSI : La PMA pour toutes reportée à l’été 2019 : la reculade de trop

Création d'un observatoire LGBT+

La maire propose aussi, et c'était une mesure attendue de longue date, de mettre à disposition des locaux pérennes pour les associations en "mobilisant le foncier municipal, les bailleurs ou des partenaires privés".

Autre point phare de ce plan : la création d'un observatoire parisien LGBT+, qui se réunira une fois tous les trois mois avec les associations et les partenaires (parquet, préfecture de police, défenseur des droits...) et d'un groupe de travail sur les LGBTphobies.

Enfin, Anne Hidalgo entend renforcer les actions éducatives à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre les LGBT-phobies (17 mai). "Nous allons débloquer 100.000 euros pour financer ces mesures, qui seront mises en œuvre dès la fin de l’année 2018", précise l'édile.

Une première étape

« Ce plan est une première étape pour répondre à court terme à la recrudescence des actes LGBTphobes, nous glissait-t-on mardi à la mairie de Paris. Elle n’est pas censée répondre à tout. A moyen et long terme, la maire souhaite que les questions LGBTQI+ soient traitées de manière transversale dans les politiques publiques parisiennes. »

Contacté par TÊTU, le président de SOS Homophobie Joël Deumier estime qu’il y a « dans le projet de la mairie de Paris des propositions très justes et très intéressantes », mais qu’elles « doivent être amplifiées, affinées pour certaines, et budgetées ».

Et de conclure : « Une des conditions de la réussite du plan est qu’un suivi soit fait sur la bonne mise en œuvre des propositions avec des réunions régulières avec les associations et la mairie ». 

Crédit photo : Mairie de Paris.


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