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« Ligue du LOL » : Libération licencie Alexandre Hervaud et Vincent Glad

La direction du journal Libération a annoncé, lundi 4 mars, le licenciement d'Alexandre Hervaud et de Vincent Glad pour "atteinte à l'image du journal". Une décision faisant suite à l'implication des journalistes dans la "Ligue du LOL".

La nouvelle est tombée lundi 4 mars. Le journal Libération a annoncé dans un communiqué de presse avoir licencié deux journalistes qui faisaient partie de la "Ligue du LOL". Ces deux journalistes, ainsi qu'une dizaine d'autres (également communicants et agents de la mairie de Paris) avaient été suspendus à titre conservatoire.

Le premier, Alexandre Hervaud, était rédacteur en chef adjoint du site internet et membre actif de la Ligue. Le deuxième, Vincent Glad, officiait à Libération comme pigiste et avait fondé le groupe Facebook il y a plus de 10 ans.

Leur licenciement fait suite à ceux du rédacteur en chef web des Inrocks David Doucet et de son adjoint la semaine dernière.

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Propos homophobes contre Benjamin Lancar

Plusieurs membres de la "Ligue du LOL", un groupe de journalistes et de communicants actif dans les années 2010 et dont l'existence a été révélée en février dernier, ont été accusés de cyberharcèlement, notamment à l'encontre de journalistes femmes et de militantes féministes. Des membres de ce groupe avaient alors publié des communiqués sur les réseaux sociaux pour tenter de s'excuser.

Alexandre Hervaud avait également tenu en 2010, notamment sur Twitter, des propos homophobes à l'encontre de l'ex-patron des Jeunes UMP Benjamin Lancar. Comme nous le révélions dans un article publié le 11 février dernier, lui et plusieurs journalistes avaient réalisé une tapette à mouche à l'effigie de l'homme politique, qui ne se disait pas, à l'époque, ouvertement homosexuel.

"Honnêtement, je recevais sans arrêt des attaques homophobes et antisémites sur Twitter", nous a-t-il confié par téléphone il y a quelques semaines, ajoutant que ce harcèlement était une des raisons qui l'avait poussé à quitter la vie politique.

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Pas de suites judiciaires pour le moment

L'affaire, qui a en outre déclenché des dénonciations en chaîne d'un sexisme encore souvent bien ancré dans les rédactions, n'a toutefois pas rebondi pour l'instant sur le front judiciaire. Le gouvernement avait quant à lui rappelé qu'une loi condamnait désormais le cyberharcèlement et évoqué la possibilité d'étudier l'allongement des délais de prescription.

Sur Twitter, Alexandre Hervaud a publié lundi matin une photo de l'animateur Michel Drucker en larmes, accompagné du commentaire "mood" (humeur, ndlr).

(Avec AFP)

Crédit photo : Shutterstock.


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