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Cinq choses que vous avez peut-être ratées dans « Tales of The City »

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Vous avez dévoré l'adaptation Netflix des "Chroniques de San Francisco" ? Peut-être un peu trop vite pour repérer l'ensemble de ces petits détails...

Que votre attention ait été accaparée par Ellen Page ou par Charlie Barnett, votre binge-watching énamouré de "Tales of The City" vous a peut-être fait rater quelques "easter eggs" et  autres "fun facts" (œufs de Pâques et faits rigolos dirait l'Académie Française) qui émaillent les 10 épisodes de cette adaptation Netflix des "Chroniques de San Francisco", d'Armistead Maupin.

Petit point sur ces clins d'œils plus ou moins dissimulés, qu'ils s'adressent aux premiers fans de cette œuvre mythique ou à la nouvelle génération queer.

1. Les Anna Madrigal et Mary-Ann Singleton d'origine

Crédit photo : PBS

Avant d'être adaptées à notre époque par Netflix, les "Chroniques de San Francisco" ont été feuilletonnées par la télévision américaine et britannique entre 1993 et 2001. Les personnages d'Anna Madrigal et de Mary Ann Singleton étaient alors respectivement incarnés par les actrices Olympia Dukakis et Laura Linney. Quelque 18 ans plus tard, elles reprennent leurs propres rôles pour la plateforme de vidéo à la demande.

Une continuité dans le temps qui ravit les fans historiques des "Chroniques" et permet de leur faire comprendre avant tout le monde que l'intrigue se déroule désormais quelques décennies plus tard.

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2. Une référence à la genèse des "Chroniques..."

L'épisode 8 de "Tales of The City" est entièrement consacré à un flash-back suivant Anna Madrigal lors de son arrivée à San Francisco en 1966. Alors qu'elle marche dans les rues du quartier gay du Castro, on aperçoit en arrière-plan un vendeur de journaux à la criée proposant le San Francisco Chronicle, surnommé le "Chronicle". Un fait insignifiant ? Tout l'inverse ! C'est dans ce journal - qui est l'un des plus vendus de Californie - que le romancier Armistead Maupin publie pour la première fois, sous forme de feuilleton, ses fameux "Tales of The City".

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Crédit photo : Netflix

3. Caméo d'Armistead Maupin

Une autre référence à Armistead Maupin, toute aussi furtive mais plus évidente, se cache également dans l'épisode 7. Le romancier, auquel Netflix a d'ailleurs consacré un documentaire il y a quelques mois, apparaît en effet lui-même dans le public, venu assister au mariage, aux côtés de Ben et Michael. L'auteur à la moustache blanche est en effet assis au premier rang de l'audience. Une figuration furtive, où on l'aperçoit main dans la main avec Christopher Turner, son mari dans la vraie vie.

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Crédit photo : Netflix

4. Deux drag-queens de "RuPaul's Drag Race"

La présence dans la série de Bob the Drag Queen n'était une surprise pour personne. La gagnante de la saison 8 de "RuPaul's Drag Race" apparaissait en effet succinctement dans l'une des bandes-annonces mises en ligne avant le lancement de "Tales of The City". Mais on ne s'attendait pas forcément à voir une autre drag-queen issue de l'émission, en la personne de Katya Zamolodchikova. Surtout que la drag-queen apparaît de manière inattendue. C'est en effet elle qui officie lors du mariage de l'épisode 7.

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Sa présence semble cependant s'intégrer dans l'un des tics favoris de Netflix : le recyclage d'acteurs et d'actrices des autres séries qu'elle propose. En témoigne la présence importante de Michelle Buteau, repérée dans la série Netflix "Comédiens du Monde", fin 2018. Jusqu'alors inconnue, elle est depuis apparue (en plus de "Tales of The City"), dans "Quelqu'un de bien", "Isn't It Romantic", "Always Be My Maybe" et "Poupée Russe", où l'on retrouvait également Charlie Barnett.

Une présence répétée toujours moins agaçante que l'obsession de Netflix pour citer dans toutes et chacune de ses séries le nom de sa plateforme ou celui de l'un de ses programmes originaux.

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Crédit photo : Netflix

5. Présence remarquée de la chanson française

La bande-son de "Tales of The City" nous a réservé un petite surprise : la chanson française. La série américaine, adaptée de romans américains se déroulant à San Francisco, accueille pas moins de trois titres francophones. Avec d'abord "L'amour à Trois" de Stéréo Total, sorti en 2004. Un choix musical qui fait écho, pas très subtilement, à l'une des aventures de Shawna Hawkins, jouée par Ellen Page.

L'épisode 8, celui du flash-back et des émeutes de la Compton's Cafeteria, accueille quant à lui deux chansons en français. On y retrouve d'abord Sylvie Vartan et son titre phare de l'année 1965,  "La Plus Belle Pour Aller Danser". Il est suivi quelques minutes plus tard par "Ces bottes sont faites pour marcher" d'Eileen. Une reprise en français du tube de Nancy Sinatra, sortie en 1966, utilisée dans la séquence du soulèvement des femmes trans' de San Francisco, en août de la même année.

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Crédit photo : Netflix


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