Qui sont les « TERF », ces féministes aux positions ouvertement transphobes ?

Les tweets transphobes de JK Rowling, et plus récemment, de l'initiatrice du collectif Collages Féminicides ont mis un coup de projecteur sur les "TERF", ces féministes radicales qui excluent les personnes trans de leur lutte. Et leurs, idées qui ont acquis une certaine influence dans le monde anglo-saxon, commencent à faire leur chemin dans les milieux féministes français...

D'abord, il y a eu ce tweet de soutien de JK Rowling à une femme licenciée parce qu'elle avait tenu des propos transphobes. Puis, en France, ceux de Marguerite Stern, ex-Femen, initiatrice du collectif Collages Féminicides, le 22 janvier dernier. Cette dernière regrette que la question transgenre vienne, d'après elle, "coloniser le débat féministe", en particulier au sein du mouvement anti-meurtres de femmes. Avant de développer, en niant très clairement la féminité des femmes trans : "De tout temps, les hommes ont tenté de silencier les femmes en faisant taire leurs révoltes. Aujourd'hui, ils le font de l'intérieur en infiltrant nos luttes et en occupant le devant de la scène. J'observe que les hommes qui veulent être des femmes, se mettent soudainement à se maquiller, à porter des robes et des talons. Et je considère que c'est une insulte faite aux femmes que de considérer que ce sont les outils inventés par le patriarcat qui font de nous des femmes. Nous sommes des femmes parce que nous avons des vulves. C'est un fait biologique." Une position particulièrement "violente" pour les personnes trans, estime la sociologue Karine Espineira : "Marguerite Stern nie la socialisation des personnes, l’argument biologique sert d’argument massue." 


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