« Nous avons un calendrier pour voir les films ensemble » : les relations longue distance à l’épreuve du confinement

Depuis vendredi 30 octobre, la France est reconfinée. De nombreux couples se retrouvent ainsi séparés. Comment gérer la distance, avec des perspectives de se revoir très (trop) lointaines ? Ils et elles nous racontent.

En temps normal, Madisson  et Laura se voient « un week-end sur deux ».  « D’ordinaire, 400 kilomètres nous séparent lorsque ma partenaire est à Paris pour ses études. Comme pendant le premier confinement, elle est retournée chez ses parents à 800 km de moi qui vit en Belgique », explique Madisson. Une situation difficile à vivre pour le couple.

« Lors du premier confinement, cela a été une épreuve à surmonter. Le contexte anxiogène de la situation sanitaire générait beaucoup d’angoisse. Le plus dur était de ne pas savoir quand les frontières entre les pays de l’espace Schengen allaient rouvrir. Sans cette date, nous ne pouvions fixer nos retrouvailles », raconte Laura. « Depuis le début de notre relation, nous n’avions jamais passé plus de 15 jours sans nous voir. Là, nous ne nous sommes pas vues pendant onze semaines », rajoute sa compagne.

Le téléphone pleure

Cyril Baumann et son compagnon ont eux aussi été séparés par plusieurs centaines de kilomètres et une frontière. « J’habite à Metz et mon compagnon vit à Milan, soit à environ 600 km de moi. » Le premier confinement, Cyril l’a passé dans son appartement étudiant de 20m2. Mais pour le jeune homme, ce n'est pas la taille de son appartement qui a été la plus problématique.  C'est l'absence de relations sociales, et notamment avec son partenaire. "N’étant pas quelqu’un de solitaire, il était compliqué pour moi de me résoudre à devoir communiquer seulement par téléphone. » ...


Sur le même sujet

TÊTU
TÊTU La crème
de l'actualité LGBT
Toutes les semaines, dans votre boite mail