masturbationUne nouvelle étude confirme les effets bénéfiques de la masturbation

Par Nicolas Scheffer le 05/03/2021
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Une étude met en évidence que les femmes qui se masturbent pendant les règles ont moins de douleurs. Chez les hommes, elle permet de réduire les risque de cancer et l'anxiété.

Si, si, c'est c'est possible de réduire la douleur de ses règles. Cela passe par... la masturbation ! Une étude clinique confirme qu'il est possible d'éviter les crampes liées aux règles tout naturellement. Chez les hommes, les effets de la masturbation ne sont plus à démontrer. Le plaisir en solitaire réduit notamment les risques de cancer ainsi que le sentiment d'anxiété.

Concernant les femmes, l'étude portant sur les règles a été lancée par le leader de jouets pour femmes, Womanizer et la marque de cup Lunette. Près de 500 femmes ont rempli un questionnaire pendant trois mois, note Pinknews. Et les résultats sont assez surprenants. 42% des personnes interrogées avancent que la masturbation est plus efficace que des médicaments pour atténuer la douleur des règles. Autant de femmes disent que les médicaments sont plus efficaces. Neuf femmes sur dix recommandent la masturbation pour s'épargner des douleurs liées aux règles.

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Avant de commencer l'étude, les participantes ont dressé la liste des effets négatifs de leurs règles. Elles ont été invitées à remplacer les médicaments qu'elles prennent habituellement contre la douleur par l'onanisme. Elles ont pu utiliser une cup Lunette et un sextoy Womanizer pendant trois mois.

Les règles moins douloureuses

70% déclarent qu'une masturbation régulière a un impact sur l'intensité de la douleur de leurs règles et disent ressentir un effet immédiat. Le plaisir solitaire (ou non) aurait également un effet pour réduire les maux de tête, les seins endoloris, les ballonnements, les diarrhées et le besoin de sommeil.

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"Pendant les règles, l'utérus se contracte pour se débarrasser du tapis du mois dernier pour préparer la grossesse. Quand il n'y a pas d'ovule qui s'y loge, ce tapis doit être évacué et cause des crampes", indique l'étude. Les chercheurs mettent en évidence que le soulagement vient des hormones libérées par l'orgasme. L'endorphine apaise la sensation de douleur. L'ocytocine réduit le stress et la dopamine apporte un sentiment euphorisant. La pression artérielle est réduite et les muscles sont globalement relâchés.

Une diminution du cancer de la prostate chez les hommes

Ne pas oublier : "plus c'est long, plus c'est bon", souffle Doryann Marguet, acteur du X qui tourne aussi bien avec des femmes qu'avec des hommes. Pour les hommes aussi, la masturbation est bénéfique. Les plaisirs en solitaires permettent de réduire les risque de cancer de la prostate. Les hommes de 20 à 29 ans qui se masturbent plus de 21 fois par mois ont 19% de risques en moins de développer un cancer que ceux qui le font entre 4 et 7 fois. Trois orgasmes par semaine, que ce soit en solo ou à plusieurs, réduiraient de 50% les risques de problèmes cardiovasculaires.

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Chez les hommes aussi, la masturbation relâche des endorphines. Les mêmes hormones que lorsque vous mangez du sucre. Elles sont libérées par l'hypothalamus et l'hypophyse pendant et après. Si l'effort est prolongé et soutenu (ne vous faites pas mal non plus !), la quantité d'endorphines est multipliée par cinq dans les 30 à 45 minutes après l'effort ! Pour beaucoup, la masturbation a été une solution pour ne pas être trop angoissés en temps de Covid. Pornhub a bien augmenté sa fréquentation de 18,5% pendant le premier confinement... Si la branlette ne règlera pas vos problèmes, elle peut vous aider à vivre avec.

Face à tant de bénéfices, certains ont tendance à beaucoup se faire plaisir. Soufflez : il n'y a pas de fréquence recommandée. Pour certains, il faut s'astiquer 10 fois par jour, quand pour d'autres, c'est une fois par semaine. "C'est une pratique qui peut apporter beaucoup de bonheur mais il ne faut pas qu'elle soit trop envahissante", tempère Pierre Cahen, sexologue au CheckPoint à TÊTU. Autrement dit, tant que vous éprouvez du plaisir, vous pouvez continuer. Maintenant, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

 

Crédit photo : Deon Black / Unsplash