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À la rencontre de Vincent et Laetitia, les candidats queers de « Koh-Lanta : Les armes secrètes »

Pour sa 22ème saison intitulée Les Armes secrètes, l'émission de survie de TF1 rebat les cartes avec de nouvelles règles et des retournements de situation en pagaille. TÊTU en a parlé avec les deux participants queers de cette année.

À peine quelques mois après la victoire d'Alexandra, Koh-Lanta revient déjà à l'antenne de TF1. Ce vendredi 12 mars, un nouveau groupe d'aventuriers et aventurières débarquera en Polynésie française – une toute première pour l'émission. C'est dans l'archipel des îles Sous-le-Vent que les 20 candidat·e·s vont lutter pour leur place dans la compétition au gré d'épreuves éreintantes. Mais cette année, il y a un twist : les armes secrètes. En effet, plusieurs artefacts trouvables par les participant·e·s pourront altérer le cours du jeu. Mais l'autre surprise cette année, c'est bel et bien la présence de deux personnes LGBTQI+ dans l'aventure : Vincent et Laetitia. En amont de la diffusion du premier prime, TÊTU les a rencontré·e·s.

Vincent, 28 ans

Plusieurs raisons ont poussé cet analyste financier à participer à Koh-Lanta. Fils d'agriculteurs, il tenait tout d'abord à montrer à ses parents qu'il ne reniait pas ses racines malgré son nouveau mode de vie. L'autre motivation, c'était évidemment le dépassement de soi. Mais surtout, participer à cette aventure unique s'apparentait à une petite revanche sur les autres et sur la vie. "Je suis une personne assez maniérée, nous explique-t-il. J'ai toujours été un peu à l'écart au collège et au lycée. J'ai eu beaucoup d'insultes. Faire Koh-Lanta, c'est prouver aux gens qu'ils ont eu tort et que c'est un challenge de taille que je suis prêt à relever".

Crédit photo : A.ISSOCK/ALP/TF1

Côté préparation, Vincent a misé sur de la course et de la natation. Mais son atout selon lui, c'est possiblement la stratégie. "Je voulais compter avant tout sur mes compétences mentales, confie-t-il. Tout ce que j'ai pu endurer dans le passé m'a forgé". Bien qu'il ne se définisse pas par sa sexualité, il espère que sa participation à Koh-Lanta offrira une visibilité à d'autres jeunes queers comme lui. "Si certaines personnes peuvent s'identifier à moi, ce serait top", assure-t-il. Pour ce qui est de sa principale faiblesse dans le jeu, il évoque le fait qu'il ne soit "pas du tout manuel comme personne". Sa crainte ? La faim. "J'adore les pizzas, les pâtes donc je savais que ça allait être problématique sur ce point-là", conclut-il.

Laetitia, 37 ans

Sportive dans l'âme, la participante landaise de cette saison rêvait de vivre Koh-Lanta depuis un petit bout de temps, ayant déjà tenté d'intégrer la compétition quelques années plus tôt. "C'est une émission qui me correspond tout à fait, avance Laetitia, qui est employée multi-services dans la vie de tous les jours. Je suis sportive, je suis très débrouillarde. Je voulais relever un défi dans un milieu hostile pour voir jusqu'où mon mental irait et voir comment j'allais résister sans mes repères". Téméraire, la concurrence ne lui fait pas peur, encore moins si elle est masculine. "J'ai un métier d'homme, dit-elle. En étant entourée d'hommes sur le camp, je voulais absolument montrer qu'une femme sait faire autant de choses qu'un homme".

Crédit photo : A.ISSOCK/ALP/TF1

Si elle est au point sur le plan physique – elle s'est illustrée dans de nombreux sports comme le rugby, le foot ou encore la pelote –, Laetitia reconnaît s'être entraînée pour corriger ses lacunes. "C'est vrai que j'ai regardé notamment la boussole, confie-t-elle. Et même si je savais que j'avais des acquis, j'ai aussi travaillé la course et l'endurance". Selon elle, son point faible sera surtout l'absence totale d'esprit stratège. En vérité, avant de prendre part à l'aventure, elle s'était promise de rester elle-même au maximum. Mariée avec une femme, elle veut jouer la carte de transparence en toutes circonstances. "À partir du moment où j'en ai parlé à ma famille, je ne comptais pas me cacher dans l'aventure, affirme-t-elle. Ma femme fait partie de ma vie. C'est ma force, donc c'était important de dire que c'est ma vie et qu'elle est comme ça".

Crédit photos : A.ISSOCK/ALP/TF1


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