J-300 ! Laura Flessel, Marlène Schiappa, Anne Hidalgo et Lilian Thuram unis pour les Gay Games
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J-300 ! Laura Flessel, Marlène Schiappa, Anne Hidalgo et Lilian Thuram unis pour les Gay Games


Le compte à rebours a été lancé lundi matin au stade Charléty de Paris. La dixième édition des Gay Games, « les jeux les plus inclusifs au monde », aura lieu du 4 au 12 août 2018.

Paris a certes remporté l’organisation des Jeux olympiques de 2024, mais elle prépare aussi depuis 2013 la tenue de Paris 2018, soit la dixième édition des Gay Games (dont TÊTU est partenaire). Ces jeux furent créés en 1982 à San Francisco par Tom Waddell, l’un des rares athlètes ouvertement gay, et premier homme à poser avec son compagnon en couverture d’un magazine américain.

Pou la première fois, Paris accueillera ces jeux qui se veulent « ouverts à toutes et tous » en mettant l’accent sur la diversité, l’égalité et la tolérance. Les athlètes en herbe ou confirmés viendront de 74 pays. Évidemment, pas besoin d’être gay pour participer. La preuve, la maire de Paris Anne Hidalgo fera du ping pong, la ministre des Sports Laura Flessel retrouvera l’escrime et l’ancien champion du monde de foot Lilian Thuram a sous-entendu qu’il donnerait du sien…

Laura Flessel, marraine devenue ministre

Entourant les co-présidents de Paris 2018, Pascale Reinteau et Manuel Picaud, politiques et anciens sportifs ont rivalisé de bons mots et d’appels à la tolérance devant les journalistes réunis au stade Charléty. À commencer par Anne Hidalgo qui a qualifié Paris de « ville-refuge » : « Faire de la différence une force donne à Paris son rayonnement. Nous sommes gay-friendly. Nous aurons grâce aux Jeux des milliers de visiteurs, c’est un formidable vecteur de tourisme ».

Laura Flessel, ministre des Sports depuis l’élection d’Emmanuel Macron et ancienne championne du monde d’escrime, était l’une des marraines du projet dès 2013 et bien loin d’imaginer qu’elle serait ministre au moment où se dérouleront ces Jeux… : « Il y a plus de 5 ans, on m’a présenté ce projet que j’avais soutenu, confie-t-elle à TÊTU. Je m’étais engagée avec beaucoup de plaisir, j’avais même renforcé l’équipe quand on m’a proposé d’aller porter le projet à Cleveland [la France a battu Londres, Orlando et Amsterdam notamment, ndlr]. J’ai porté ce combat en tant que citoyenne, en tant que femme, en tant que sportive, je le porterai maintenant en tant que ministre ». Laura Flessel a également rappelé qu’Emmanuel Macron a placé les Gay Games sous son haut patronage, « prouvant l’intérêt de l’Etat ».

Gay Games Laura Flessel

Lilian Thuram, autre ambassadeur de l’événement, a confessé avoir « grandi dans un environnement très homophobe. Je suis la preuve qu’on peut changer. Certains disent que les plus grands révolutionnaires sont les personnes homos, ajoute l’ancien champion du monde. Qui a pensé organiser des Jeux où on pouvait venir comme on veut ? Une personne homosexuelle ». Le vice-président de la région Île-de-France, Patrick Karam, a de son côté jugé que « plus le sport est réputé viril, plus la discrimination envers les LGBT est importante ».

La Secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a salué « des Jeux qui contribuent à favoriser la cohésion sociale en incluant davantage de femmes et de jeunes issus des quartiers populaires ». Avant de conclure sur une citation de Marguerite Duras : « Tous les hommes sont en puissance d’être des homosexuels, il ne leur manque que de le savoir, de rencontrer l’incident ou l’évidence qui le leur révélera »… Les Gay Games, révélateurs d’homosexualité ? L’avenir le dira.

 

Inscriptions sur le site de Paris 2018 (175€)

 

Couverture : Bruno Julliard, Anne Hidalgo, Manuel Picaud, Pascale Reinteau, Laura Flessel et Marlène Schiappa. Photo Adrien Naselli

 

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