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Rédactrices et éditrices s’engagent pour plus d’inclusion des personnes trans’ dans la presse lesbienne

Plusieurs autrices et éditrices ont signé une tribune, publiée ce mardi 18 décembre par le site américain Autostraddle, appelant à plus d'inclusion des personnes trans' dans la presse lesbienne.

"Not In Our Name" ("Pas en notre nom"ndlr). Voilà comment est intitulé la tribune signée par les directrices de la rédaction et rédactrices en chefs de plusieurs magazines et sites d'informations lesbiens. Parmi eux, on retrouve le britannique DIVA Magazine, le site américain Autostraddle, le magazine américain Curve, ou encore le média canadien Lez Spread The Word.

"Solidarité sans faille"

La volonté affichée par les publications lesbiennes est de montrer une solidarité "sans faille" envers la communauté transgenre.

"Nous pensons que les femmes trans' sont des femmes et que les personnes trans' appartiennent à notre communauté. Nous ne pensons pas que soutenir les femmes transgenres efface nos identités lesbiennes."

Et de poursuivre : "Il est de notre responsabilité de dénoncer les théories du complot alarmistes adressées à la communauté trans', et d'indiquer clairement que DIVA, Curve, Autostraddle, LOTL, Tagg et Lez Spread sont toujours des espaces sûrs pour la communauté trans'".

AfterEllen dans le viseur

Les publications taclent notamment le site d'informations lesbien After Ellen, après plusieurs publications transphobes. "Nous condamnons fermement les rédactrices qui cherchent à favoriser la division et la haine au sein de la communauté LGBTQI avec un contenu trans-misogyne et qui croient que 'lesbienne' est une identité à définir pour elles seules", abondent-elles.

La co-fondatrice d'Autostraddle s'est notamment exprimée sur son compte Twitter à propos des propos tenus dans certains articles du site : "AfterEllen a publié du contenu trans-misogyne depuis deux ans. La seule chose qui a changé aujourd'hui est que leur dernier article haineux et la vidéo qu'elles ont tweeté avaient des titres délibérément plus incendiaires que d'habitude".

Cette tribune intervient six mois après la polémique créée par un groupe de lesbiennes lors de la Pride de Londres, en juillet dernier. Des militantes lesbiennes anti-trans' avaient perturbé le cortège en brandissant des pancartes transphobes comme « les activistes trans’ effacent les lesbiennes », ou encore : « Lesbienne = femme homosexuelle ». 

Ces activistes font partie du mouvement « TERFS » (l’acronyme de « Trans exclusionary radical feminist »), des femmes lesbiennes excluant les personnes trans’. Un mouvement transphobe largement minoritaire, mais de plus en plus visible au Royaume-Uni.

À lire aussi : Ian McKellen, Royal Marines : les 5 temps forts de la Marche des fiertés à Londres

Crédit photo : BORIS HORVAT / AFP. 


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