Google vivement critiqué pour avoir gardé une application sur les thérapies de conversion

Le géant d’internet Google est pointé du doigt pour son laxisme envers l’application Living Hope Ministries, accusée de faire la promotion des thérapies de conversion. Il y a quelques semaines, Apple avait supprimé l’application de son catalogue.

Google est sous pression. Le géant d’internet est vivement critiqué pour avoir gardé dans son catalogue – « Google Play » – une application encourageant les jeunes LGBT+ à faire des thérapies de conversion. Selon les chiffres de Google, elle a déjà été téléchargée plus de 1.000 fois depuis son lancement en 2014.

L’application, créée par le groupe chrétien américain Living Hope Ministries, conseille à ses utilisateurs de se tourner vers l’hétérosexualité à travers les prières et la thérapie et propose guide biblique. Les personnes LGBT+ sont définies comme « malades », « sexuellement détruites » et vivant « sous de fausses identités ».

Une pétition très partagée

Le groupe activiste Truth Wins Out, qui dit se battre contre « l’extrémisme religieux anti-gay »a lancé une pétition sur Change.org au début du mois de janvier. Ce mercredi à 16h, plus de 41.000 personnes avaient déjà signé.

« Cette application est horrible à tout point de vue, dénonce le groupe. Elle compare effrontément l’homosexualité à une dépendance et détruit les gens LGBT. »

Google accusé de « traîner des pieds »

Alors que, face à la polémique, ses collègues d’Apple, Amazon et Microsoft ont retiré l’application en décembre face à la polémique, le géant Google est accusé de « traîner des pieds » quant à la suppression de l’application.

En août dernier, Facebook avait été accusé de cibler des jeunes LGBT+ à l’aide d’un algorithme, en publiant du contenu publicitaire concernant des thérapies de conversion sur leur fil d’actualité. Le réseau social avait supprimé les publications après les révélations du quotidien britannique The Telegraph.

Selon le William Institute, 698.000 personnes ont déjà subi, aux États-Unis, une « thérapie de conversion » destinée à modifier leur orientation sexuelle ou leur identité de genre vécue, dont 350.000 lorsqu’elles étaient mineures.

Le Royaume-Uni veut interdire les "thérapies de conversion" : "La France est encore à la traîne"

Crédit photo : Living Hope Ministries.

Puisque vous êtes ici… Nous avons une petite faveur à vous demander.

Vous êtes de plus en plus nombreux à lire TÊTU et nous en sommes très fier.e.s. Mais vous le savez sûrement, faire du bon journalisme, un journalisme LGBT différent, honnête, de qualité, et critique coûte de l’argent.Et contrairement à la majorité des médias, TÊTU n’appartient pas à un grand groupe de presse. TÊTU est un média indépendant. Si vous aimez ce que vous trouvez dans nos pages. Si vous pensez qu’un média LGBT+ doit exister en France. Si vous êtes exigeant et voulez découvrir des contenus plus ambitieux. Aidez-nous à faire un bon média.

Abonnez-vous à TÊTU à partir de 5,90€/mois. Merci !


Sur le même sujet

TÊTU
TÊTU La crème
de l'actualité LGBT
Toutes les semaines, dans votre boite mail