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L’Education nationale mobilise les influenceurs pour lutter contre les LGBTphobies

À l'occasion de la journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, le 17 mai, le ministère de l'Éducation nationale poursuit sa campagne contre les LGBTphobies. Plusieurs vidéos ont été diffusées sur les réseaux sociaux, dans lesquelles on retrouve des influenceurs.euses LGBT+.

"Vu que l'environnement n'était pas safe pour moi, je me suis dit que je ne pourrais jamais en parler. Que je ne pourrais jamais dire à mes amis que je suis trans." Voilà l'un des nombreux problèmes rencontré par Sohan, jeune homme trans' de 20 ans, lors de sa scolarité. Une homophobie et une transphobie ambiante et sournoise, y compris dans son cercle d'amis, qui ont rendu ses années collège-lycée très difficiles à vivre.

Comme lui, trois autres jeunes youtubeurs et youtubeuses, Estelle (plus connue sous le pseudonyme de Keyza sur Youtube), Louis et Johann (Sparkdise pour les intimes)  ont partagé leurs expériences dans les vidéos publiées aujourd'hui sur le site et le compte Twitter du ministère de l'Éducation nationale. Une belle campagne, qui devrait trouver écho auprès des jeunes sur les réseaux sociaux. Ces influenceurs.seuses totalisent entre 3.300 et 529.000 abonnés sur leurs sites respectifs.

Le ministre de l'Éducation nationale à quant à lui tenu à rappeler le soutien de l'Éducation nationale envers les élèves LGBT+ dans une autre vidéo : "Je veux adresser un message particulier à tous ceux qui souffrent trop souvent de solitude d'isolement et parfois de moqueries ou de violences qui sont inacceptables. (...) Toute l'institution scolaire est là pour vous écouter, vous comprendre, vous accompagner et vous protéger." 

Un message fort

Avec le hashtag #TousEgauxTousAlliés, la campagne est le prolongement de celle dévoilée en janvier dernier et intitulée "Ça suffit ! ", qui nous avait un peu déçu.e.s.

Surtout, elle donne la parole à des jeunes, sortis du lycée il y a peu. Louis Cazenave, que TÊTU avait eu le plaisir d'interviewer en octobre 2018, est revenu sur les insultes et remarques qu'il a pu entendre, alors qu'il n'avait pas encore fait son coming-out. "Toi tu utilises la lessive 'Omo' parce que tu es un pédé ?", ou encore "tu es de la jaquette?", pour l'influenceur de 18 ans tout juste, "les mots peuvent bien plus heurter que des violences physiques parce que cela peut entrainer un mal-être vraiment profond". 

À LIRE AUSSI : « Je suis gay et fier » : le youtubeur Louis Cazenave revient sur son coming-out

Un message fort, partagé par Keyza (Estelle), qui explique n'avoir jamais été touchée directement au cours de sa scolarité par de l'homophobie. "C'étaient des insultes indirectes qui concernaient la communauté en général, explique-t-elle, et du coup j'avais beaucoup de mal à m'affirmer donc je suis restée renfermée sur moi-même." Et de poursuivre, implacable :

"Ça a eu un impact sur ma scolarité et sur ma santé aussi. (...) Je voulais rejeter ma vraie personnalité pour, tout simplement, m'intégrer plus facilement dans l'établissement." 

Crédit photo : Instagram. 


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