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Cette athlète est devenue la première sportive indienne à faire son coming-out

La sprinteuse Dutee Chand a rendu publique son homosexualité dimanche 19 mai. Elle est devenue la première athlète indienne à faire son coming-out.

"Je suis dans une relation homosexuelle et je ne pense pas qu'il y ait quoi que ce soit de mal à cela." Voilà ce qu'a déclaré à l'AFP la sprinteuse Dutee Chand, devenant ainsi la toute première athlète indienne à rendre publique son homosexualité. "Pour le moment, je me concentre sur ma carrière avec les championnats du monde et les Jeux olympiques à venir", a expliqué la jeune femme de 23 ans. "À l'avenir, après la fin de ma carrière sportive, si mon cœur me dit de rester avec elle, je le ferai." 

Une annonce saluée par les internautes sur les réseaux sociaux qui ont loué son "courage" : "Dutee Chand vient de rendre les choses plus faciles pour de nombreuses filles qui souhaitent faire leur coming-out queer, ou se sentir plus à l'aise avec leur sexualité." 

https://twitter.com/AGirlOfHerWords/status/1130024891065913344

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Une décision favorisée par la dépénalisation de l'homosexualité

En septembre 2018, la Cour suprême indienne a dépénalisé l'homosexualité. Les juges de la Cour suprême de Delhi ont ainsi jugé illégal l'article 377 du code pénal, datant de l'ère coloniale britannique et condamnant les relations sexuelles entre personnes de même sexe, qualifiées de "sexe contre nature".

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Une décision historique pour la deuxième nation la plus peuplée de la planète qui, de son propre aveu, a donné du courage à Dutee Chand, née dans un village pauvre de l'Etat d'Odisha, dans l'Est de l'Inde. "Récemment, ma sœur a dit quelque chose à ma mère qui l'a amenée à s'opposer à cette relation et elle m'a grondée et menacée de me calomnier en public", a-t-elle raconté.

Suspendue en 2014

Dutee Chand, médaillée d'argent sur 100 et 200 m aux Jeux asiatiques en Indonésie l'année dernière, avait été suspendue en 2014 pour "hyperandrogénie". La sprinteuse a par la suite livré une longue bataille juridique, avant de saisir le Tribunal arbitral du sport en 2015 et de gagner le droit de concourir à nouveau.

L'athlète a récemment apporté son soutien à la Sud-Africaine Caster Semenya, déboutée début mai par le Tribunal arbitral du sport (TAS) de son action contre les règles de la Fédération internationale d'athlétisme obligeant les athlètes hyperandrogènes à faire baisser leur taux de testostérone. Mischa, du Collectif intersexe et alliés (C.I.A), s'était insurgé face à une décision qualifiée d'"intersexophobe, raciste et sexiste".

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(Avec AFP)

Crédit photo : Jewel SAMAD / AFP. 


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