GrindrDans cet État, envoyer une dick pic non sollicitée est désormais illégal

Par tetu le 03/09/2019
dick pics

Les législateurs du Texas ont interdit l'envoi de photos intimes sans l'accord explicite du receveur. Les contrevenants s'exposent à 500 dollars d'amende.

Voilà qui devrait en calmer certains. Selon le site américain Fox 4 News, l'état du Texas a récemment rendu les "nudes" non sollicités illégaux. Désormais, les personnes qui envoient des dick pics sur les apps comme Bumble (ou Grindr), par MMS, email ou réseau social sans une permission préalable peuvent être poursuivis en justice. Ils risquent 500 dollars d'amende.

La nouvelle loi émane de Morgan Meyer, un républicain membre de la chambre des représentants de l'Etat du sud des Etats-Unis. Il l'a rédigée avec l'aide de la fondatrice de l'application de rencontres Bumble, Whitney Wolfe Heard. Pour cette dernière, l'envoi de photos intimes non sollicitées est devenu un vrai problème sur les applications de rencontre.

"Il y a un nombre impressionnant  d'utilisateurs de l'application qui se plaignent qu'on leur envoie ces images, et réalisent qu'il n'y a aucun recours", a expliqué l'élu à Fox 4 News. "Rien ne pouvait être fait, ce n'était pas un crime, même si c'était sans conteste du harcèlement sexuel digital." 

Nouvel enjeu du net

La lutte contre les photos de pénis (dick pics) et autres parties intimes non sollicitées est devenue un réel enjeu pour les législateurs. Mais aussi pour les entreprises comme Grindr, qui teste une nouvelle fonctionnalité qui permet aux utilisateurs de donner leur consentement - ou non - à l'envoi d'images dénudées. Les utilisateurs peuvent répondre à la question avec "Jamais", "Pas en premier" et "Oui, s'il vous plaît", permettant aux exhibs du smartphone de pratiquer leur fétish sans importuner qui que ce soit.

Une solution dont aurait du s'inspirer cette loi texanne, encore trop vague, qui rend coupable quiconque envoie une photo NSFW sans le demander, même si celui ou celle qui l'a reçue était intéressé sans avoir exprimé son accord explicite. Un avocat d'Austin s'inquiète que cette loi puisse punir le partage "d'images médicales, ou de mères qui partagent des informations sur l'allaitement - des choses qui ne peuvent pas être criminalisées." 

 

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