lgbtphobiesLe Val-de-Marne s'engage pour le bien-être de ses agents LGBT+

Par Nicolas Scheffer le 21/07/2020
Val-de-Marne

Après le Haut-Rhin et la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne devient le troisième département signataire de la charte de l'Autre cercle, pour promouvoir un cadre de travail inclusif pour les LGBT+.

Le Val-de-Marne s'attaque aux discriminations dont ses agents peuvent être victimes, notamment lorsqu'elles sont fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre. Le Conseil départemental s'est engagé à signer la charte de l'Autre cercle. Cette charte engage le département à lutter contre les LGBTphobies. Ainsi, le Val-de-Marne devra notamment oeuvrer à créer un environnement inclusif pour ses collaborateurs, veiller à une égalité de droits et de traitement, soutenir les agents victimes d'actes discriminatoires, ainsi que mesurer et promouvoir les bonnes pratiques.

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La décision de signer la charte a été prise lors de la dernière séance plénière et devrait être appliquée à la rentrée, d'après les informations du Parisien. Ce sera donc le troisième département à signer cet engagement après le Haut-Rhin et la Seine-Saint-Denis. La région Île-de-France ainsi que 21 collectivités sont également signataires. L'Autre Cercle a été fondé en 1997 pour promouvoir un environnement de travail inclusif pour les personnes LGBT+.

Une question d'exemplarité

Le document souligne que les employeurs "doivent prendre conscience que la société française a très majoritairement intégré le droit pour les personnes LGBT+ de vivre comme elles le souhaitent et de manière visible. Au-delà de l’obligation légale, c’est une question d’exemplarité et d’engagement sociétal, voire d’éthique". Chaque année, l'association récompense des "rôles modèles et allié.e.s LGBT+".

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Lors de son dernier baromètre, l'association révélait que 34% des salariés "non blancs" disent avoir été visé par des LGBTphobies sur leur lieu de travail. Un actif sur dix a déjà été menacé d'outing. Mais surtout, 53% des salariés LGBT+ disent avoir eu des pensées suicidaires après ces actes. Une seconde étude de l'association met en évidence que seule une personne LGBT+ sur deux est "visible" auprès de ses collègues de travail de même niveau hiérarchique. L'autre moitié préfère rester discrète sur son orientation sexuelle ou son identité de genre.

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