Mehdi Kerkouche, le danseur queer rayonnant qui n’abandonne jamais

Des MJC au Palais Garnier en passant par les plateaux télé, la trajectoire stellaire de ce danseur a de quoi épater. À 34 ans, ce chorégraphe ouvertement gay s'apprête à signer sa toute première pièce pour l'Opéra de Paris. Rien ne résiste à Mehdi Kerkouche. Pas même TÊTU. Portrait.

Au printemps dernier, pendant un confinement qui a plongé la France dans l'attente et la torpeur, beaucoup broyaient du noir. Pas Mehdi Kerkouche. Pas doué pour l'oisiveté, le danseur parisien n'a élaboré des "chorés confinées" avec sa compagnie. Chacun chez soi. Et Barry White pour tous. Les vidéos sont vite devenues virales sur les réseaux sociaux. TÊTU, Le Parisien, Les Inrocks, RTL… Tous les médias en parlent. Jusqu'au plateau de Quotidien.

La France entière découvre Mehdi ce jeune chorégraphe au sourire généreux. Cet infatigable bosseur. Ce passe-muraille. Car là où d'autres voient une porte fermée, Mehdi, lui, voit une opportunité. Et ce, depuis qu'il est jeune.

Persévérance depuis l'enfance

"Je suis le cliché du bon petit arabe de cité", lâche-t-il avec humour lors de notre coup de fil. Fils de parents divorcés, Mehdi Kerkouche grandit dans le 92, en banlieue parisienne, dans un milieu modeste même s'il assure n'avoir manqué de rien. "Ma mère s'est vachement serré la ceinture pour me mettre dans un collège privé, nous explique le danseur. Elle n'avait pas de moyens mais elle voulait quand même me donner les moyens de réussir". Et s'il se retrouve vite confronté au racisme comme à l'homophobie – "parce que j'étais le petit garçon efféminé qui faisait de la danse pendant que les autres faisaient du foot" –, Mehdi relativise. Parce qu'il s'est fixé un objectif : danser....


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