[Interview à lire dans le magazine têtu· de l'été, ou sur abonnement] Célibataire depuis peu, après l'annonce de sa rupture avec Hugo Manos, Laurent Ruquier, qui animera à la rentrée une émission culturelle sur T18, nouvelle chaîne de la TNT, se laisse aller à quelques confidences sur le lavabo.
Photographie : Audoin Desforges pour têtu·
- Tu es douche du matin ou du soir ?
En ce moment, je me lève vers 6h15. Je passe direct sous la douche mais c'est très rapide. Un quart d'heure plus tard, je suis parti ! Je rentre de RTL en début d'après-midi, c'est comme si j'avais fini une journée de travail. Là, je prends plus de temps. Et la première chose que je fais, c'est de mettre de la musique.
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- Tu as une playlist spéciale salle de bains ?
Ça dépend ! Parfois, ce sont des artistes que je reçois et dont je veux découvrir la musique. Récemment, par exemple, The Doug. Mais la plupart du temps, vous allez rire, j'écoute du Marie Laforêt. En ce moment, je mets aussi Isabelle Aubret, celle qui chante "C'est beau la vie". Certains diront que c'est ringard, mais je suis dans une période de sérénité où j'apprécie la vie…
- Quand on passe à la télé, c'est obligatoire d'avoir une routine beauté ?
Je mets toujours un toner de chez Aesop et un peu d'anticernes. Je fais quand même attention, on est obligé à mon âge… Je prends un peu plus de temps si j'ai une soirée ou une sortie prévue.
- … ou un rendez-vous amoureux ?
Alors là tout y passe : déodorant, parfum, fond de teint pour avoir une meilleure gueule… Pour le parfum, j'aimais beaucoup le Baudelaire de Byredo que m'avait offert un fiancé. J'aimerais y revenir ! Au fiancé aussi, d'ailleurs…
- On se fait beaucoup draguer quand on est Laurent Ruquier ?
Pas tant que ça, hélas ! Mais je ne veux pas me la jouer Cosette. En revanche, si vous avez des prétendants pour moi, il faut me les présenter ! Je suis sur le marché. (Rires.) Je tiens à préciser que je ne suis pas un bon séducteur. J'imagine que j'arrive à plaire avec la parole, grâce à mon humour… Mais j'ai toujours l'impression que je ne plais pas.
- Le grand public semble pourtant trouver que tu vieillis bien…
C'est ce qu'on me dit toujours et c'est évident que ça aide à s'accepter. Mais dans ma tête, je suis toujours celui que je suis depuis tout petit : un éternel complexé.
- À 62 ans aujourd'hui, tu n'as toujours pas accepté le miroir ?
C'est affreux. Encore hier soir, moi qui suis contre les liftings, je me suis dit : "Ah, peut-être qu'il faudrait, quand même." (Rires.) Mais non, j'ai envie de vieillir comme je suis. Je ne me suis jamais plu dans le miroir. Je n'aime pas me voir, à la télé encore moins. Je ne pense d'ailleurs pas qu'elle m'ait apporté une plus grande confiance en moi, au contraire.
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- Tu préfères le théâtre ?
Pour mes 60 ans, j'ai songé à remonter sur scène, ce que je n'avais pas fait depuis une vingtaine d'années. Je me suis découragé… J'ai passé l'âge ! Je préfère écrire des pièces et voir d'autres les jouer.
- Et les humoristes ?
Il faut qu'ils fassent quelque chose de singulier. C'est le cas avec Vincent Dedienne, Gaspard Proust… Ils ne font pas que du stand-up. J'avoue que je ne suis pas de la génération qui apprécie l'improvisation. Quand je débutais, on me disait que c'était le choix de la facilité car il y a toujours une domination de l'artiste par rapport au public. Or j'ai l'impression de ne voir émerger que ça aujourd'hui.
- Quel est ton meilleur souvenir de salle de bains ?
Quand je vivais avec Hugo Manos, on avait chacun la nôtre – je trouve ça mieux de ne pas tout partager, surtout à partir d'un certain âge. Mais ça prive de certaines choses… (Rires.) Alors si on me demande de choisir un meilleur souvenir de salle de bains, ce serait un beau mec à poil sous la douche !
- Et ton pire souvenir de salle de bains ?
Peut-être les moments où on s'aperçoit qu'on a une ride supplémentaire ? Ce n'est jamais très agréable.
- Qu'y as-tu de plus intime ?
Je ne peux pas dire les capotes, elles ne sont pas rangées ici… Ah si, je sais : pendant le tournage de l'émission Les Traîtres, l'an dernier, j'avais acheté un produit qui fait bander – pas du Viagra, plutôt une sorte de crème. C'était pour faire une farce aux copains et finalement, je l'ai oubliée et ramenée chez moi. Pour l'instant, je n'en ai pas encore besoin donc ça reste sagement dans un tiroir ! (Rires.)
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