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sexo"L'anonymat du glory hole permet aussi de renverser les rôles"

Par Nicolas Scheffer le 22/01/2026
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[Article à retrouver dans le magazine têtu· de l'hiver, disponible chez vos marchands de journaux ou livré chez vous sur abonnement.] Échange avec un adepte anonyme du glory hole, qui aimer titiller la gourmandise avec sa friandise à sucer sans croquer. Le trou de gloire est arrivé…

On pourrait penser que le bon vieux glory hole est passé de mode à l’ère de la transparence, mais toi, tu en recherches encore le mystère…

Je n’y peux rien, j’adore mettre ma bite dans le trou d’une paroi, particulièrement dans les soirées techno ou dans les saunas. J’aime l’y glisser alors qu’elle est encore à moitié molle et l’idée qu’on s’en occupe, que ma teub se mette doucement à grossir et que ça rende fou un mec que je ne peux pas voir.

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La paroi percée, ça ajoute à ton plaisir par rapport à une simple pipe dans le noir ?

J’aime beaucoup ce cérémonial d’entrer dans une cabine pour y baisser mon pantalon jusqu’aux chevilles et retirer mon tee-shirt. Le contact de la paroi dure, souvent un peu froide, contre mon corps et mes tétons, ça me branche de fou ! Je colle le plus possible ma peau au contreplaqué, avec ma tête qui tape dessus, ma bave qui se met à couler le long du mur et ma bite qui se fait aspirer. Je peux facilement y passer 45 minutes plusieurs fois dans la soirée, en ne déchargeant qu’à la toute fin.

Ça t’excite de ne pas savoir du tout à quoi ressemble le mec qui te suce ?

Ce qui me branche, c’est de partager un moment très intense avec quelqu’un que je ne retrouverai jamais. J’aime cet anonymat, et je fais tout mon possible pour ne pas apercevoir un centimètre du visage du gars à l’ouvrage derrière la paroi. Étonnamment, je trouve ça hyper romantique, il y a une forme de connexion. Quand ça se passe bien, je descends mon visage près du trou pour susurrer à l’oreille du mec que, putain, il suce bien… Parfois, après coup, il arrive que le mec vienne me taper sur l’épaule en me disant que c’est lui qui m’a pompé, mais ça me coupe toute excitation, alors je le remercie et je passe à autre chose.

Tu n’as pas peur de tomber sur quelqu’un qui ne te plairait pas du tout dans un autre contexte ?

C’est un préjugé de croire que les gens qui sucent ou se font sucer dans les glory holes sont forcément moches ; ils sont même souvent très beaux. Une fois, un mec s’occupait super bien de moi de l’autre côté de la cloison et un troisième, beau gosse, est venu me dire que le gars n’était pas si beau et qu’il voudrait bien prendre sa place. Ça m’a carrément énervé : au-delà de sa remarque désagréable pour le type qui me suçait, quand je suis dans ce kink, ça ne m’intéresse ni d’être vu ni de savoir à quoi ressemble l’autre personne. Tout ce qui compte, c’est la pipe qu’il me taille. C’est une pratique très méritocratique, finalement !

Toi qui te revendiques 100 % actif, tu éprouves une forme de domination à ce qu’un mec vénère ta bite comme un objet ?

L’anonymat du glory hole permet aussi de renverser les rôles. Souvent, les gens qui y sucent sont baraqués, alors que moi je suis plutôt mince. Et tandis que j’ai du mal à exprimer mon côté domi dans un plan classique, là, le contexte impromptu et à l’aveugle m’aide à le faire.

Tu pratiques aussi la sodomie à travers la paroi ?

Il m’arrive, de temps en temps, de demander à mon pompeur de me donner son cul. Parfois, c’est lui qui met directement ma bite dans son cul, sans me demander, ce qui est totalement déplacé !

Tu n'oublies pas que les IST peuvent passer même si tu n'y vois rien, hein ?

Personnellement, je suis sous PrEP et je me fais tester tous les trois mois pour les autres IST, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Ce n’est pas parce qu’on ne voit rien qu’il n’y a pas de précautions à prendre, comme dans tout plan cul.

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Crédit photo : Maxime Muller