Après avoir déjà exprimé il y a un mois son soutien à Donald Trump, la rappeuse Nicki Minaj se déclare aujourd'hui "la première fan du président" des États-Unis.
"Je suis probablement la première fan du président et ça ne va pas changer." Des propos clairement articulés par Nicki Minaj, ce mercredi 28 janvier, lorsque la rappeuse et popstar de 43 ans a rejoint sur scène Donald Trump lors d'un événement à Washington consacré au lancement des "comptes Trump", soit l'idée d'attribuer à chaque nouveau-né un compte bancaire doté de 1.000 dollars.
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Ayant promis de contribuer personnellement à cette nouvelle mesure, Nicki Minaj a accepté l'invitation de ce dernier à prendre la parole devant la presse. "La haine ou ce que les gens disent ne me touche pas du tout, a-t-elle alors déclaré. En fait, cela m'incite à le soutenir encore plus." Et de dénoncer un harcèlement "injuste" à l'encontre de Donald Trump, avançant que celui-ci a "beaucoup de force derrière lui" et que "Dieu le protège", avant de de conclure son intervention par un "amen". Le président des États-Unis prend alors la main de la chanteuse, comme pour sceller leur union idéologique.
Nicki Minaj déjà pro-Trump
Laissant peu de place à l'interprétation, cette déclaration de Nicki Minaj n'est pas une totale surprise. En décembre dernier, l'artiste était apparue sur scène aux côtés d'Erika Kirk – la veuve de Charlie Kirk, l'influenceur réactionnaire abattu en septembre – dans le cadre de l'AmericaFest, rassemblement annuel organisé par l'extrême droite MAGA ("Make America Great Again," le slogan des trumpistes), comme un premier bras d'honneur adressé à ses fans progressistes. Dans la foulée, la rappeuse a vu son nombre d'abonnés chuter sur Instagram, perdant environ 10 millions de followers, avant de supprimer son compte. Afin de se distancer symboliquement de celle qu'ils considéraient comme leur idole, des fans sont allés jusqu'à organiser des "enterrements" de sa carrière. Nicky Doll, dont le nom de drag fait référence à la rappeuse, avait aussi publié une story pour exprimer sa déception.
It's super fucking embarrassing watching Nicki Minaj kiss Donald Trump's ass to get a pardon for her husband and her brother. pic.twitter.com/8lHTnNfHdP
— Mike Nellis (@MikeNellis) January 28, 2026
Le soutien réaffirmé de la star native de Trinité-et-Tobago, dont elle a conservé la nationalité, choque d'autant plus qu'il est exprimé dans le contexte de la violente chasse aux migrants actuellement perpétrée par la police de l'immigration (ICE) sous les ordres de Donald Trump. Dans la foulée, Nicki Minaj a justement exhibé sur X sa "Gold Card", soit un visa qui garantit un droit de résidence sur le sol états-unien, accessible pour la modique somme d'un million de dollars. Inaugurée par Donald Trump, cette "carte dorée" accélère, pour les happy few qui la reçoivent, le processus d'obtention de la nationalité américaine.
De nombreux fans de la star rappellent que Nicki Minaj a opéré un virage idéologoique à 180 degrés. Au cours du premier mandat de Donald Trump, elle avait dénoncé en 2018 la brutalité de sa politique anti-immigration. L'année suivante, la rappeuse avait refusé de participer à un concert en Arabie saoudite après l'arrestation de la militante féministe Loujain al-Hathloul. "J'estime que c'est important pour moi de clarifier mon soutien aux droits des femmes, à la communauté LGBTQ et à la liberté d'expression", avait affirmé celle qui est intervenue en 2020 comme jurée invitée dans l'émission RuPaul's Drag Race. RIP, l'alliée Minaj.
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Crédit photo : Win McNamee/Getty Images/AFP