Madeleine de Proust pour la génération Y, LOL se réinvente dans une suite qui fait enfin une place aux personnages queers. À découvrir en salle dès ce mercredi 11 février.
En 2009, LOL (Laughing Out Loud) racontait les déboires sentimentaux de Lola, une lycéenne aussi attachante qu'insupportable qui entretient une relation fusionnelle avec sa mère (joué par Sophie Marceau), et rencontrait un franc succès parmi les ados français. Resté plus de quatre mois à l'affiche et cumulant plus de 3,5 millions d'entrées, ce troisième long-métrage de Lisa Azuelos s'est vu érigé en œuvre générationnelle et culte, à l'instar de Diabolo menthe ou La Boum à leur époque.
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LOL 2.0, la suite, toujours signée Lisa Azuelos, sort au cinéma ce mercredi 11 février. Si Sophie Marceau y renoue avec son personnage d'Anne, maman architecte débordée, Lola, elle, est partie en voyage humanitaire en Amérique du Sud. C'est Louise, sa petite sœur, toujours campée par une Thaïs Alessandrin qui a bien grandi, que l'on retrouve dans cette deuxième partie.
Rien ne va pour la jeune femme de 23 ans, qui vient de se faire quitter par son mec start-uppeur. Larguée dans tous les sens du terme, elle retourne vivre chez de sa mère, elle-même chamboulée depuis que son fils lui a annoncé qu'elle allait devenir grand-mère. Les angoisses de ces deux femmes vont s'entrechoquer et nourrir ce deuxième volet efficace malgré quelques faiblesses : un scénario cousu de fil blanc, un montage vieillot et de nombreux stéréotypes sur la génération Z.
Et LOL accueillit des LGBT
Alors que le LOL de 2009 offrait une vision sociale très normée, aussi hétéro que blanche, ce second film change la donne et offre une perspective plus inclusive et plus queer. Charmant en dépit de ses défauts, LOL 2.0 nous séduit en nous embarquant dans la bande de potes de Louise. Pour mieux vivre son échec amoureux, Louise sait en effet qu'elle peut compter sur Marie, jeune femme bisexuelle qui cache sa vie de fêtarde à ses parents cathos ; Joseph, hétéro dragueur en fauteuil roulant depuis un accident de la route ; et Lorenzo, ouvertement gay et accro aux réseaux sociaux, qui en pince pour Noam, réalisateur en herbe.

Pour peu que l'on pardonne au film de chercher à cocher toutes les cases du bingo de la diversité, il évite les clichés dans la représentation des personnages LGBT et le casting fonctionne à merveille avec une mention spéciale à Théo Augier, qui joue Lorenzo et que l'on croisera à nouveau très bientôt dans Nino dans la nuit au cinéma. Le béguin du jeune homme pour Noam est traité avec une certaine tendresse. Et, le jeune cinéaste incarne une masculinité hétéro rafraîchissante, qui ne se sent pas mise en danger par les sentiments de son ami.
Même si le plus queer qu'aura apporté l'univers LOL est l'actrice du premier volet, Christa Theret, qui a fait son coming out en 2021, on s'attache gentiment à cette petite bande qui incarne une jeunesse fluide et fraîche.
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Crédit photo : Apollo Films