facebook

Le réalisateur de « Love, Simon » prépare un biopic sur la star américaine Rock Hudson

love Simon rock hudson

Star hollywoodienne emblématique, Rock Hudson a été l'une des premières célébrités à dire publiquement être malade du sida, quelques mois avant sa mort. Une biographie bientôt publiée sera adaptée à l'écran par Greg Berlanti, le réalisateur de "Love, Simon".

C'était le jeune premier et "l'homme à femmes" par excellence. En tout cas à l'écran. Rock Hudson comptait parmi les stars hollywoodiennes, des années 50 à son décès en 1985. Il a finalement été "outé" lorsqu'il a expliqué être malade du sida, trois mois avant sa mort.

C'est son histoire que devrait raconter au cinéma Greg Berlanti, le réalisateur de "Love, Simon". Après cette touchante comédie romantique gay pour ados, celui qui a également travaillé sur la série "Arrow" s'attaque donc à l'exercice de style du biopic. Le film devrait s'appuyer sur le livre de Mark Griffin "All That Heaven Allows: A Biography of Rock Hudson", publié le 4 décembre prochain aux Etats-Unis.

A LIRE AUSSI : "Love, Simon" : 5 garçons racontent comment le film les a aidés à faire leur coming-out

Une histoire du VIH aux Etats-Unis

Comme beaucoup de ses confrères, Rock Hudson est longtemps resté dans le placard, poussé par des producteurs hollywoodiens qui organisaient romances et mariages avec des actrices en vue. Il avait notamment joué  avec John Wayne dans "Les Géants de l'Ouest" d'André McLaglen et dans "L'Homme de Bornéo" de Robert Mulligan. Il incarnait aussi le personnage de Daniel Reece dans la série "Dynastie". Sur une note plus anecdotique, Rock Hudson avait également séduit James Dean, dans le cadre d'un pari avec son amie Elizabeth Taylor.

A LIRE AUSSI : Garrett Clayton se confie sur son coming-out, dans sa famille et à Hollywood

Rock Hudson était également un ami du couple présidentiel Ronald et Nancy Reagan, critiqués pour avoir nié pendant longtemps l'ampleur de la crise du sida aux Etats-Unis. L'acteur avait bénéficié d'un traitement expérimental à l'hôpital américain de Neuilly. C'est à cette occasion qu'il avait fait son coming-out séropositif, devenant pour le grand public un visage populaire de la maladie.

Son rappariement aux Etats-Unis peu avant sa mort avait fait l'objet d'un douloureux scandale : un avion privé avait dû être affrété depuis les Etats-Unis, car toutes les compagnies aériennes refusaient de le transporter. Une vie riche et inséparable de l'épidémie du sida que l'on espère voir fidèlement retranscrite au cinéma.

A LIRE AUSSI : Gordon Thomson, qui jouait un homophobe dans "Dynastie", fait son coming out à 72 ans

Crédit photo : Imdb / Wikipedia Creative Commons.


Sur le même sujet

TÊTU
TÊTU La crème
de l'actualité LGBT
Toutes les semaines, dans votre boite mail