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Une greffière va t-elle devoir payer 225.000 dollars aux couples gays qu’elle a refusé de marier ?

L'ex-greffière américaine Kim Davis, qui avait refusé en 2015 de marier des couples de même sexe, pourrait bien devoir leur payer près de 225.000 dollars de frais de justice.

La roue tourne. L'ex-greffière du très conversavteur État du Kentucky, qui avait refusé en 2015 de marier des couples de même sexe, invoquant ses croyances religieuses, pourrait bien devoir leur payer la somme de 225.000 dollars. C'est en tout cas ce qu'indiquent nos confrères du Herald Leader ce mercredi 30 janvier.

Selon les avocats du gouverneur du Kentucky, Matt Bevin, la femme de 53 ans, qui a quitté ses fonctions de greffière le 7 janvier dernier, devrait en effet payer cette somme. Elle correspond aux frais de justice des couples l'ayant poursuivie il y a quatre ans. Le mariage pour tous a été légalisé sur tout le territoire américain en juin 2015 suite à une décision historique de la Cour suprême.

"Kim Davis a eu une conduite qui viole les droits civils", on fait valoir les avocats du gouverneur républicain. Des déclarations en contradiction avec ce qu'il affirmait au moment de la polémique, à savoir que l'ex-greffière du comté de Rowan était une "inspiration (...) pour les enfants d'Amérique". Ça sent l'opportunisme.

À LIRE AUSSI : USA : Kim Davis devra émettre des actes de mariage pour les couples de même sexe

Rencontre avec le Pape François

La quinquagénaire, devenue égérie de l'Amérique anti-mariage pour tous, avait été emprisonnée pendant cinq jours en septembre 2015 après ses multiples refus de marier des couples de même sexe. Quelques jours après sa libération, elle avait rencontré le Pape François lors de sa visite dans le pays.

Sans démentir l'entrevue avec Mme Davis, le Vatican s'était d'abord refusé à tout commentaire avant de publier par la suite, un rare communiqué face à la tempête médiatique que cela a suscité aux États-Unis. Le Vatican avait confirmé la rencontre avant d'assurer qu'elle ne devait "pas être considérée comme une forme de soutien à sa position".

Un panel de trois juges d'une Cour d'appel doit entendre, ce jeudi 31 janvier, les arguments des différentes parties. Kim Davis devrait donc être bientôt fixée sur son sort.

Crédit photo : SAUL LOEB / AFP.


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