Agnès Cerighelli a enfin été condamnée par la justice

Agnès Cerighelli a été condamnée aujourd’hui par le tribunal correctionnel de Versailles pour « injure publique en raison de l’orientation sexuelle », après des tweets homophobes.

La justice a tranché. La conseillère municipale ex-LREM à Saint-Germain-en-Laye Agnès Cerighelli a été condamnée lundi 17 février par le tribunal correctionnel de Versailles pour « injure publique en raison de l’orientation sexuelle ». Cette dernière était poursuivie par plusieurs associations de lutte contre l’homophobie, donc SOS Homophobie, Mousse, Stop Homophobie, Aides ou encore l’Inter-LGBT, après des tweets dans lequels elle parlait notamment de « glorification des trans’ » , de « l’invention des LGBTphobies pour ‘homosexualiser’ la jeunesse française », ou dénonçant le désormais célèbre « lobby LGBT ».

Lundi 20 janvier, le tribunal correctionnel de Versailles (Yvelines), s’était donc penché sur les accusations de provocation à la haine et à la violence, ainsi qu’injures publiques envers la communauté LGBT. Le verdict est finalement tombé. L’élue a été condamnée à verser 4.000 euros d’amende, dont 2.000 euros avec sursis. Elle devra également supprimer sous 3 jours les tweets incriminés, et publier sur son compte Twitter, dans les dix prochains jours, un communiqué judiciaire relatif à sa condamnation. Chaque jour de retard dans la suppression des tweets ou la publication du communiqué judiciaire entraînera une amende de 500 euros par jour de retard.  Elle devra également verser 1.000 euros de dommages-intérêts et 600 euros de frais de procédure à chacune des cinq associations parties civiles.

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Nouveau dérapage

Une victoire pour Me Etienne Deshoulières, avocat des associations : « Agnès Cerighelli a construit sa carrière politique en diffusant des propos de haine contre les homosexuels et les musulmans sur les réseaux sociaux. Cette décision du Tribunal correctionnel de Versailles démontre qu’il n’est plus possible de faire de la haine une stratégie politique viable ». Les démêlés judiciaires ne devraient pas s’arrêter là pour Agnès Cerighelli. Dimanche, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé saisir la justice pour de nouveaux tweets de l’élue de Saint-Germain-en-Laye.

Dans un message publié sur le réseau social, cette dernière s’en est violemment pris aux candidatures de Rachida Dati (LR) à Paris, et de Samia Ghali (PS) à Marseille « Vouloir que Paris et Marseille soient dirigées par des maghrébines de confession musulmane, c’est trahir la France, son identité et son histoire. » Il semblerait donc que malgré les rappels de la justice, Agnès Cerighelli n’ait toujours pas appris à tourner sept fois son pouce avant de tweeter.

 

 


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