Salaire, anonymat… Les confessions de trois utilisateurs d’OnlyFans

En quelques années, OnlyFans a réussi à s'imposer comme le nouveau moyen de consommer les nudes et les vidéos homemade, créant un rapport direct entre les performeurs et leurs "fans". Pro ou amateurs, trois utilisateurs de la plateforme nous emmènent dans les coulisses de la plateforme.

Romain, 28 ans :  “C’est très addictif”

Romain a toujours eu une sexualité assez intense. Quand il a connu les contenus sensibles de Twitter, ça a été une petite révolution. “C’est très addictif !” révèle-t-il à la terrasse d’un café du Marais, à Paris. En l’occurrence, lui passe au moins trois heures par jour sur les réseaux sociaux, essentiellement pour répondre et commenter des publications. Une stratégie qui fonctionne. Il sort son téléphone et montre ses statistiques : plus de 68 000 abonnés à son compte Twitter, où il publie des extraits de vidéos et des photos qui renvoient vers son OnlyFans.

Désormais, Romain dispose de plusieurs centaines d’abonnés à 8,99 dollars par mois, qui viennent des quatre coins du monde, notamment des États-Unis. S’il publie surtout des nudes pour satisfaire son côté exhibitionniste, il a appris de nombreuses techniques marketing pour avoir plus de visibilité : commenter les vidéos d’autres performeurs avec des extraits des siennes, inscrire un logo dynamique afin que les internautes soient encouragés à s’abonner, ou encore proposer à ses abonnés fidèles des réductions et “solder” régulièrement son contenu....


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