17mai"Santé bafouée", la Fierté parisienne se lance en ligne avec des tables rondes toute la semaine

Par Nicolas Scheffer le 03/11/2020
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La Marche des Fiertés devait avoir lieu ce samedi 7 novembre à Paris. Il n'y aura pas de cortège, mais de nombreuses table rondes sont organisées toute la semaine. Un mot d'ordre : "santé bafouée, LGBTQI+ en danger !"

Le Covid-19 n'aura pas la peau de la Marche des Fiertés parisienne. Certes, le grand cortège a été annulé, confinement oblige. Mais le mot d'ordre "santé bafouée : LGBTQI+ en danger !" sera bien entendu... en ligne. Depuis le début de la semaine et jusqu'au 7 novembre, de nombreux événements se tiendront sur les réseaux sociaux. L'Inter appelle également les allié·e·s à mettre un drapeau sur leur fenêtre pour afficher leur soutien.

La santé des femmes

Des tables rondes auront lieu en direct sur les comptes FacebookYouTube et Périscope de l’Inter-LGBT. Vous pourrez aussi les suivre depuis les réseaux sociaux de TÊTU. Ce mardi 3 novembre à partir de 20 heures, une table ronde sur la santé des femmes lesbiennes, bies et plus sera organisée. Les femmes sont souvent les grandes oubliées des campagnes de prévention. Même si le plan contre les LGBTphobies annoncé par le gouvernement prévoit de "permettre une prise en charge, notamment gynécologique, adaptée et respectueuse des lesbiennes et des femmes bisexuelles".  Cette intervention, animée par TÊTU donnera la parole à Enipse, la CNCDH, le Planning familial et Bi'Cause.

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La santé communautaire

Le mercredi, à 19 heures, il sera question de la nécessité de l'ouverture d'un centre de santé sexuelle communautaire à Paris. La table ronde abordera les différents projets qui ont été retenus en France et les dispositifs qui existent déjà. Souvent décriée par le grand public, la santé a besoin de prendre en compte les spécificités des publics LGBT+. Souvent, des personnes LGBT+ n'osent pas aborder leur pratiques sexuelles avec leur médecin de peur de son regard. Pourtant, ces informations peuvent être capitales pour établir un bon diagnostic.

Accès aux soins des personnes trans

La santé des personnes trans sera abordée jeudi à 20 heures. Des (petits) pas ont été fait depuis la loi de 2016, mais les parcours de transition sont toujours trop difficiles d'accès. On constate une disparité territoriale dans l'accès aux traitements et aux remboursements. Les personnes TDS et les migrantes ont aussi de grandes difficultés pour accéder à des soins. Un problème d'autant plus important que le reconfinement met en tension le système de soin. La table ronde donnera la parole à Pari-T, Transat Marseille, Trans 3.0 et l'Agence régionale de santé des Hauts-de-France.

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La santé mentale, une problématique capitale

Enfin, la santé mentale des personnes LGBTQI+ sera discutée vendredi 6 novembre. Après des années de lutte contre la pathologisation des personnes LGBT+, la surexposition des personnes LGBT+ aux risques doit être abordée. Qu'est-ce que la construction identitaire et le stress qui touche particulièrement les HSH et les FSF ? Le réseau psy de Enipse reviendra également sur le harcèlement scolaire des personnes LGBTQI+. Les effets des stéréotypes, la négation de la bisexualité, de la pansexualité, seront évoqués à partir de 19 heures. Des capsules vidéos mettront en avant le fait de vieillir pour les personnes LGBT+ et aborderont la question de la serophobie.

Pendant toute cette semaine, le hashtag #FiertésMobilisées sera utilisées pour relayer sur les réseaux sociaux les revendications des personnes LGBT+.

 

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