Avril UtileChemsex : où trouver des infos, du soutien, un accompagnement

Par Laure Dasinieres le 08/04/2026
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Que vous vous interrogiez sur votre consommation car le chemsex prend trop de place dans votre vie, ou que vous ayez envie d'en reprendre le contrôle voire d'arrêter la drogue, ne restez pas seul ! À l’occasion du mois Avril Utile, voici une liste de ressources et de solutions d'accompagnement qui peuvent vous aider.

Illustration : Laurier The Fox pour têtu·

Les ressources en ligne

Entre actualités voyeuristes, données alarmistes ou approximatives et grand n’importe quoi des réseaux sociaux, il est parfois difficile de s’y retrouver lorsque l’on cherche des renseignements sur le chemsex. Voici des ressources fiables pour s’informer sur les produits, la santé sexuelle, la réduction des risques et l’addiction.

  • - Sur son site, l’association Aides met à disposition des ressources complètes sur le chemsex, sa pratique, les produits psychoactifs, la sexualité et la santé sexuelle ainsi que le soutien aux proches concernés.
  • - Vers Paris Sans Sida a, quant à elle, récemment lancé Parlons chems, une plateforme simple et intuitive pensée comme une appli, où l’on retrouve des informations concrètes et sans jugement sur les produits, la santé sexuelle, le consentement et l’accompagnement.
  • - Outil original et interactif, le ChemTest développé par le SPOT Paris de Aides et le Checkpoint Paris est un outil inédit d'auto-évaluation pour les personnes qui pratiquent le chemsex et souhaitent mieux comprendre leurs usages. Il propose un espace de réflexion personnelle qui permet d’identifier les situations de vulnérabilité, d’envisager des pratiques plus sûres et de repérer d’éventuels signaux d’alerte. Chaque parcours aboutit à un retour personnalisé, accompagné de conseils et de ressources accessibles en ligne ou auprès de structures de soutien.
  • - Le site chemsex.be offre une mine d’information sur les produits, la réduction des risques, le sexe sous chems, les lendemains de plan, les mécanismes d’addiction, etc.
  • - Le site playsafe.fr distille également de nombreuses informations sur les produits, la santé sexuelle et la réduction des risques.

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Entraide et accompagnement à distance

Vous souhaitez trouver de l’aide ou parler à d’autres personnes qui pratiquent le chemsex sans vous déplacer ?

  • - Aides a mis en place un dispositif d'écoute à toute heure, en écrivant sur WhatsApp au numéro 07 62 93 22 29. L'association propose également un groupe de discussion en visio entre chemsexeurs souhaitant décrocher, tous les jeudis de 18h30 à 19h30. Sur Facebook, le groupe fermé Info Chemsex (by Aides) est quant à lui dédié à l'autosupport entre usagers, aussi disponible sur Telegram.
  • - Drogue info service est joignable de manière anonyme et gratuite au 0800 23 13 13, tous les jours de 8h à 2h, pour s'informer sur les effets et risques des drogues, faire le point sur votre consommation ou être orienté vers de l'aide. Il est également possible d'utiliser le chat en ligne, ouvert de 14h à minuit du lundi au vendredi et de 14h à 20h le samedi et le dimanche.
  • - Chems Pause, association dédiée à la prévention et à la réduction des risques liés au sexe et à l’usage de substances, avec une attention particulière portée au chemsex, propose quant à elle sur Telegram un groupe d’auto-support pour les personnes souhaitant faire une pause ou arrêter leur consommation de produits. 
  • - Les Narcotiques anonymes organisent également des réunions en ligne dédiées aux personnes LGBTQI+ à distance et en présentiel.

En présentiel

L’accompagnement des personnes qui pratiquent le chemsex fait appel tant au support communautaire qu’à différentes spécialités médicales ou paramédicales selon les besoins de la personne concernée : médecine générale, psychologie, psychiatrie, addictologie, sexologie, infectiologie… Si vous vous sentez à l’aise avec votre médecin généraliste, ou le médecin qui vous prescrit la PrEP, n'hésitez pas à lui parler de vos problématiques, il pourra être autant une oreille attentive pour ne pas rester seul qu’un soutien et pourra vous orienter, le cas échéant, vers d’autres professionnels qualifiés.

À Paris

>> Pour parler avec d’autres personnes qui pratiquent le chemsex :

Le SPOT Paris (ex- SPOT Beaumarchais) propose chaque jeudi une soirée Chemsex Break est un groupe d'auto-support qui s'adresse aux personnes veulent faire une pause, qui arrêtent ou ont déjà arrêté le chemsex et qui souhaitent échanger à propos de cette démarche. Les sujets possibles sont par exemple : ne pas consommer de chems, résister aux cravings, faire face à une reconsommation, reconnaître les facteurs déclencheurs, identifier des soutiens, retrouver une sexualité épanouissante, etc.

L'association Chems Pause réalise également des groupes de parole ouverts aux personnes qui sont en questionnement, souhaitent faire une pause ou arrêter les chems ainsi qu’à celles déjà engagées dans ce processus. Un·e professionnel·le de santé ainsi qu’un·e abstinente de longue date interviennent une fois par mois afin d'accompagner les participants dans leur démarche. Un dimanche par mois, l’asso propose aussi un groupe mixte ouvert aux personnes concernées et à leurs proches (ami·e, famille, conjoint·e…). Elle met aussi en place des activités sociales (sport, arts, jeux, spiritualité…) afin de renforcer les liens entre ses membres et de créer une communauté solidaire.

>> Pour bénéficier d’un accompagnement :

Le SPOT Paris offre un accueil et un accompagnement par les pairs pour une approche personnalisée. En cas de besoin, il peut orienter vers des professionnels en santé sexuelle, addictologie, psychologie ou encore sexologie. Sa permanence, le mardi, est accessible sans rendez-vous et permet d'être dépisté pour toutes les IST, des entretiens individuels avec un·e accompagnateur·rice communautaire ou un médiateur en santé du Checkpoint, pour parler de chemsex, de santé sexuelle, de vie affective, de violences sexuelles, d’accès aux droits, de travail du sexe / escorting. Toujours le mardi, de 19h30 à 21h30, il organise un groupe de parole intitulé "Parlons chems" pour s’informer et évaluer sa situation, en collectif. 

Ouvert six jours sur sept, avec ou sans rendez-vous, le Checkpoint Paris développe une approche diversifiée afin de répondre à un large éventail de besoins, allant de la prévention et des soins de santé sexuelle (dépistage, PrEP, TPE, vaccination) à des consultations spécialisées en addictologie, sexologie, santé mentale, parcours de santé trans et de réduction des risques (RDR) pour les personnes pratiquant le chemsex. 

Le 190, centre de santé communautaire, propose une offre de soin pluridisciplinaire avec des consultations en médecine générale, psychologie, sexologie, addictologie et psychiatrie. 

Des consultations à l’hôpital, notamment en addictologie, psychiatrie et infectiologie, sont également ouvertes comme à Bichat, Saint-Louis, Cochin et Saint-Antoine ainsi au centre Moreau de Tours. L’hôpital Marmottan, spécialisé dans le suivi des personnes souffrant d'addictions, offre aussi des consultations et un service d'hospitalisation.

En région

>> Le projet ARPA-Chemsex

Le projet ARPA-Chemsex ou "Accompagnement en réseau pluridisciplinaire amélioré", mené conjointement par la Fédération addiction et Aides a développé des structures dédiées aux personnes qui pratiquent le chemsex, où elles peuvent trouver un support communautaire et une offre de soin : 

>> Des consultations à l'hôpital

  • >> À travers la France, Aides mène des actions de prévention et d’accompagnement autour du chemsex dans ses antennes régionales.

  • >> Drogues Info Service a développé un moteur de recherche permettant de trouver un accompagnement adapté à vos besoins partout en France.  

Les Csapa pour l'addictologie

Si vous souhaitez rencontrer un professionnel de santé, les Centres de soin, d'accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa) vous reçoivent gratuitement et anonymement dans toutes les régions de France (trouvez ici le Csapa le plus proche de chez vous). Vous pouvez y recevoir des soins médicaux et psychologiques, ainsi qu'un accompagnement dans votre sevrage. Ces structures accueillent également les proches des personnes dépendantes qui ont besoin de conseils.

Les Cegidd et Caarud pour la prévention des risques

En dehors des premiers soins, les Centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogue (Caarud) ne sont pas des lieux dédiés à l'accompagnement médical. Vous pouvez en revanche y trouver du matériel stérile et des informations sur les différentes substances, mais aussi y faire tester vos produits. Les Caarud apportent également un soutien aux usagers dans l'accès au logement, et dans l’insertion ou la réinsertion professionnelle.

Il est également possible de se rendre dans les Centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic (Cegidd) pour vous faire dépister gratuitement des différentes IST, mais aussi vous faire prescrire la PrEP ou un traitement post-exposition (TPE) au VIH.

En cas d'urgence, appelez le 112, qui fera intervenir le Samu ou les pompiers

📍Réservez votre place pour la table-ronde "Chemsex : Comment réenchanter sa vie sociale, festive et sexuelle ?", le vendredi 24 avril à Césure (Paris). Billetterie gratuite sur Event Brite.

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