agressionDeux jeunes hébergés par Le Refuge pris à partie et insultés à Marseille

Par Youen Tanguy le 07/08/2018
le Refuge

Lundi 6 août en soirée, deux personnes hébergées par Le Refuge ont été insultées à Marseille alors qu'elles venaient d'acheter des pizzas. Leurs agresseurs les ont suivies jusqu'au local de l'association où ils ont répandu du gaz lacrymogène.

Les faits se sont déroulés lundi 6 août à Marseille. Deux jeunes personnes hébergées par l'association Le Refuge, une association qui aide les jeunes LGBT+ rejetés par leur famille en leur proposant un logement, ont été prises à partie et insultées par deux autres personnes. Selon un communiqué du Refuge, l'acte aurait été commis en raison « de l'orientation sexuelle ou du genre » des victimes.
Non content de simplement les insulter, les deux agresseurs les ont suivies jusqu'au local marseillais du Refuge, où « ils ont dégradé la porte avant de pénétrer dans les lieux pour y répandre un gaz lacrymogène », précise l'association dans son communiqué. Et d'ajouter : « Particulièrement choquées, les victimes, deux jeunes et une travailleuse sociale, sont allées consulter un médecin ».
A lIRE AUSSI : De plus en plus de jeunes cherchent un toit au refuge

Soutien sur les réseaux sociaux

De nombreux messages de solidarité ont depuis été postés sur les réseaux sociaux. « Soutien aux jeunes du Refuge et aux membres de cette association qui fait un travail formidable », a notamment écrit le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah). « Tout mon soutien aux responsables du Refuge #Marseille et aux deux jeunes qui ont été agressés. Il faut que cessent l'homophobie et l'intolérance ! On ne peut accepter ces comportements en 2018 en France », a de son côté écrit la députée LREM des Bouches-du-Rhône, Anne-Laurence Petel.

Une plainte déposée

L'association assure dans son communiqué qu'une plainte doit être déposée ce mardi 7 août par le biais de son avocat, Me Charles Bernier. Contacté par TÊTU, le président du Refuge, Nicolas Noguier, n'avait pas encore répondu à nos sollicitations ce mardi matin.
Crédit photo : Google Maps.