lgbtphobiesEmmanuel Macron juge les violences homophobes "indignes de la France"

Par Marion Chatelin le 30/10/2018
emmanuel macron

Emmanuel Macron a dénoncé, lundi 29 octobre 2018, les violences homophobes comme étant « indignes de la France », annonçant de futures « mesures concrètes », alors que plusieurs agressions ont été révélées dernièrement.

Le silence était assourdissant, interminable, inadmissible. Et durait depuis plusieurs mois. Ce lundi 29 octobre 2018, le président de la République, Emmanuel Macron, a décidé de s'exprimer sur la succession d'agressions homophobes en France depuis l'été, dont la dernière en date a eu lieu jeudi 25 octobre dernier, à Rouen. Un message concis, publié sur Twitter dans la soirée.

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Quelles mesures concrètes ?

« Les violences homophobes doivent être une préoccupation pour notre société toute entière. Elles sont indignes de la France. Des mesures concrètes seront annoncées mais ne sauraient remplacer l'humanité et la tolérance qui sont au coeur de notre culture », a tweeté le chef de l'État, sans préciser le contenu de ces mesures à venir.

« On ne veut pas être tolérés »

Un message pour le moins laconique, qui n'a pas tardé à faire réagir les internautes sur Twitter, qui fustigent par ailleurs l'emploi problématique du mot « tolérance » par le chef de l'État. « On ne veut pas être juste 'tolérés' on veut des droits égaux, la tranquilité et le respect ! », a par exemple tweeté l'un d'entre eux :

Le médecin et écrivain Baptiste Beaulieu s'est, lui aussi, indigné : « Arrêtez de prôner la tolérance dès qu'on parle des LGBT+ tabassés. On ne vous demande pas de nous tolérer ».

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Que font les pouvoirs publics ?

L'association SOS Homophobie avait déjà tiré la sonnette d'alarme dans un communiqué publié mi-septembre, après une énième agression homophobe.

Le 21 octobre dernier, quelque 3.000 personnes s'étaient rassemblées à Paris, à l'appel des associations SOS Homophobie et l'Inter-LGBT, pour dénoncer une série d'agressions homophobes dans la capitale ces dernières semaines. Les manifestants pressaient l'Etat d'agir. Plusieurs membres du gouvernement étaient présents à ce rassemblement organisé à l'appel d'associations.

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