AssociationsSOS Homophobie "tire la sonnette d'alarme" après une nouvelle agression LGBTphobe

Par Youen Tanguy le 20/09/2018
sos homophobie

Dans un communiqué publié mercredi 19 septembre, SOS Homophobie s'alarme de l'augmentation constante des agressions LGBTphobes et réclame des pouvoirs publics la mise en place de "mesures concrètes".

"Jusqu'où irons-nous ?", s'alarme SOS Homophobie au lendemain de l'agression d'un homme gay dans le XXe arrondissement de Paris. Une enquête a été ouverture mercredi 19 septembre après que le jeune homme a été agressé alors qu'il embrassait son compagnon devant un théâtre de la capitale.

Des perquisitions sont également en cours à Nîmes, suite à plusieurs agressions d'homosexuels, via internet et des applications de rencontres. Au moins cinq hommes auraient subi des violences en moins de 10 jours.

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"Ajda, personne trans agressée à Limoges au début du mois d'août, Vanesa Campos, personne trans tuée à Paris mi-août, une jeune femme agressée parce qu’elle embrasse sa petite amie à Paris fin août, plusieurs jeunes hommes piégés sur Grindr puis agressés à Nîmes la semaine dernière...", énumère SOS Homophobie dans un communiqué de presse.

Face à la recrudescence des agressions LGBTphobes ces derniers mois, l'association "tire la sonnette d'alarme".

« Des politiques publiques ambitieuses »

"Cette succession d'agressions nous met face à la réalité de la persistance des LGBTphobies aujourd’hui en France, écrit SOS Homophobie dans son communiqué. Quand pourrons-nous vivre et aimer librement sans risque et sans haine ?"

Et d'ajouter :

"Nous demandons à ce que des politiques publiques ambitieuses de prévention et de lutte contre les LGBTphobies soient mises en place sans attendre (...) Nous attendons une politique beaucoup plus efficace contre la haine anti-LGBT."

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#LGBTphobieCaSuffit

Face à l'augmentation de ces violences, il est plus que temps d'agir, alerte l'association. "Nous invitons toutes les personnes concernées ou alliées à s’exprimer et à se faire entendre pour montrer que les LGBTphobies n’ont plus leur place dans nos foyers, dans nos rues, dans notre société #LGBTphobieCaSuffit."

Le 3 septembre, nous tirions également la sonnette d'alarme sur TÊTU, face à une inquiétante recrudescence des agressions ces derniers mois. Trois jours plus tard, notre journaliste Marion Chatelin rapportait avoir été elle-même victime d'une violente altercation à Paris.

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Crédit photo : capture d'écran Instagram Arnaudgagnoud.