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Avec le hashtag #MembreDes22pourcents, les jeunes non-binaires prennent d’assaut Twitter

Dans le sillage d'une émission consacrée à la non-binarité diffusée sur M6, une multitude d'internautes ont sauté sur l'occasion pour affirmer leur identité queer à travers un hashtag bienfaiteur : #MembreDes22pourcents.

Depuis plusieurs heures, un hashtag fraîchement lancé prend de l'ampleur sur Twitter. Il s'agit de #MembreDes22pourcents. Et s'il contient une petite faute d'orthographe, sa visée est irréprochable. En effet, c'est grâce à ce mot-dièse que des dizaines de Français·e·s proclament avec fierté leur non-binarité – autrement dit, le fait de ne s'identifier ni au genre masculin, ni au genre féminin.

Cette vague de témoignages bienveillants et volontaires fait suite à la diffusion d'un documentaire sur le sujet. Le 3 janvier dernier, M6 programmait son émission phare Zone interdite avec la non-binarité comme thématique centrale de cet épisode dominical. C'est au sein de cette enquête menée par Sarah Fournier et Sonia Hedidi que le hashtag puise son origine : 22% désigne le pourcentage de jeunes âgé·e·s entre 18 et 30 ans qui se définissent comme non-binaires. Une statistique que les tweetos se sont vite approprié.

Les LGBTphobes jamais très loin

Sans grand étonnement, un contrecoup LGBTphobe n'a pas tardé à se faire sentir, alors qu'une multitude d'individus – en majorité anonymes, bien entendu – ont dénigré l'existence même de ce hashtag. Des jugements faciles, des insultes crasses. "Cette haine dans les tweets #MembreDes22pourcents est affolante, déplore une internaute. Franchement, si vous ne comprenez pas quelque chose (ici : la non-binarité), vous pouvez aussi vous abstenir de commenter et passer votre chemin, non ?". Bien vu.

En parallèle, on aurait surtout envie de leur conseiller de jeter un œil au documentaire de Zone interdite qui explique que, contrairement aux critiques virulentes, la non-binarité n'est pas un phénomène de mode. "Dans le film, on a un père de famille et professeur d'université qui a 50 ans qui s'exprime, détaille Sarah Fournier à Europe 1. Il explique que ça a toujours existé mais que les mots arrivent dessus et que les gens osent plus le montrer, l'expliquer et l'exprimer. Les personnes plus âgées à qui on a parlé expliquent qu'elles se sont toujours senties comme ça, mais qu'elles n'arrivaient pas à mettre des mots dessus".

À LIRE AUSSI – On a parlé non-binarité, terfs et poésie avec Alok Vaid-Menon

Crédit photo : Shutterstock


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