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Plusieurs lieux emblématiques du Marais pourraient bientôt mettre la clé sous la porte

EXCLUSIF. Le Tango, le Gibus, le Dépot, le Banana Café ou encore la Mutinerie... Pour tous ces lieux emblématiques des nuits LGBT+, fermés depuis dix mois, ce ne serait plus qu'une question de semaines.

"J'ai revendu ma voiture à moitié prix, ma montre pour payer le loyer de mon établissement. Sans nouvelle aide, dans trois à quatre mois, on aura coulé", déplore Jean-Claude Houssey, le gérant du Raidd bar, rue du Temple à Paris. "On court d'aides en aides pour tenter de survivre, mais elles sont loin de compenser les pertes. On perd plusieurs dizaines de milliers d'euros tous les mois", renchérit Jean-Bernard Menoboo, l'exploitant du Gibus, près de la place de la République. Le Tango, lui, est déjà en vente.

Fermées depuis le 13 mars, les boîtes de nuits LGBT+ à Paris sont à l'agonie. Dans le marais, les loyers des bars et boîtes de nuit se comptent en dizaines de milliers d'euros. D'abord, ces établissements ont commencé par se serrer la ceinture, les dirigeants ont arrêté de se verser un salaire. Puis, ils ont se sont endettés, lorsque les banques voulaient bien leur prêter. Aujourd'hui, après dix mois de fermeture, ils tirent la sonnette d'alarme : sans une aide rapide, Paris aura perdu ses clubs LGBT+....


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