Et maintenant, les préservatifs vegans !
Santé/Forme

Et maintenant, les préservatifs vegans !


Il est loin, le temps où l’on faisait des préservatifs en boyaux de moutons !

Devant le grand chambardement écologique mondial, certaines personnes ont pris la mesure de l’exploitation des animaux dans leurs propres vies. En découlèrent des décisions en conséquence : gestes éco-responsables pour les uns, végétarisme pour les autres et même véganisme pour les « puristes » de la cause animaliste. C’est-à-dire que même le lait ou les œufs sont exclus du quotidien. Or ces substances s’immiscent partout, jusque dans les produits qu’on ne soupçonnent pas d’être autre chose que des dérivés du pétrole…

En regardant de plus prêt la composition des préservatifs (quand ils sont un minimum détaillés), on observe qu’ils contiennent de la caséine, une protéine issue du lait. Plusieurs marques dans le monde ont alors lancé des capotes qui en sont vierges, en plus d’avoir évité toutes les matières non-animales déjà discutées comme les arômes.

 

Go vegan !

Parmi les marques à mériter le label « VEGAN » : la marque australienne Glyde, Fair Squared en Grande-Bretagne, Einhorn en Allemagne ou Sustain Natural aux États-Unis, et désormais Green Condom en Suisse.

La genevoise Gabrielle Lods a en effet lancé sa propre marque de préservatifs en mai 2017. Elle compte se démarquer en affichant clairement la couleur, alors que les grands fabricants de préservatifs sont souvent très opaques sur la composition, et d’une manière générale, sur l’aspect éco-responsable de leurs produits. Ils ne sont tout bonnement pas tenus d’informer les consommateurs sur leur composition comme les y autorise leur statut de dispositifs médicaux. « Heureusement », peut-être, car les préservatifs contiennent souvent des produits… discutables.

Ceux de Gabrielle Lods sont donc exempts du spermicide nonoxynol-9, de gluten, de paraben (un perturbateur endocrinien accusé de jouer un rôle dans certains cancers comme celui du sein, incriminé dans la pollution des rivières, la féminisation de la faune aquatique et jugé toxique pour la fertilité humaine…), de talc ou de benzocaïne, un anesthésique que l’on retrouve fréquemment dans la composition des « condoms ». Ils contiennent en revanche des émulsifiants pour changer la tension de surface et augmenter la flexibilité. À l’état naturel, le caoutchouc issu de l’hévéa n’est pas extensible et se rompt vite, c’est pourquoi il doit être transformé. Seule exception, l’emballage du préservatif doit être à base d’aluminium et de plastique pour répondre aux normes de conservation.

Pour l’instant, une seule taille (contrairement à la marque australienne Glyde), mais une totale transparence. Sur 40 fabriques de préservatifs contactées en Europe, aucune n’a voulu mentionner sur la boîte tous les composants, explique l’entrepreneuse. Seule une entreprise chinoise a accepté de « jouer le jeu »… L’usine en question est exemplaire en matière de traçabilité, certifiée ISO 13485 et CE (label européen). Qui a dit que la Chine était incapable de préserver la planète, contrairement à l’Europe ?…

De quoi faire rugir l’animal écolo qui est en vous !

 

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  • Melos

    Article très intéressant. Je ne m’étais jamais interrogé (bêtement d’ailleurs) sur les produits qui étaient utilisés dans le processus de fabrication des capotes.

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