Nouveaux chiffres sur le VIH : Les gays se contaminent toujours trop
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Nouveaux chiffres sur le VIH : Les gays se contaminent toujours trop


Les chiffres de l’Institut de veille sanitaire pour l’année 2016 révèlent une stagnation, et même une légère augmentation pour les HSH qui représentent 44% des découvertes de séropositivité.

2 600 nouveaux HSH (hommes ayant eu des relations sexuelles avec des hommes) ont été diagnostiqués avec le VIH en 2016, selon les derniers chiffres publiés par le bulletin épidémiologique de l’INVS (28 novembre). C’est 44% des nouvelles contaminations (6 000 en France au total en 2016). Rapporté à la population globale, c’est toujours très alarmant, surtout que 27% des découvertes chez les gays/bis ont été faites à un stade très avancé de l’infection.

 

Ces données, récoltées dans le cadre de la déclaration obligatoire de séropositivité, montrent plusieurs choses :

– Avec 44% des nouvelles contaminations, les gays sont encore et toujours le groupe le plus touché par le VIH en France. Derrière eux, les migrants hétérosexuels représentent 40% des contaminations (principalement Afrique subsaharienne), et les hétéros nés en France 15%.

– On estime à 25 000 le nombre de personnes qui ignorent leur séropositivité en France en 2016/2017 (dont 40% de HSH, dont la moitié d’origine étrangère). D’après la dynamique de l’épidémie et le croisement des données, plus de 2 000 gays seraient concernés à Paris (Etude de Supervie et Costagiola, 2016). Ces personnes non-traitées peuvent être à l’origine de nouvelles contaminations sans le savoir.

– Les TROD, tests de dépistage rapide effectués auprès d’associations le plus souvent, sont très efficaces : ils ont permis de diagnostiquer près de 500 personnes en 2016, sur les 56 300 réalisés. Les tests en laboratoires, prescrits par un médecin généraliste ou à l’hôpital, représentent toujours près de 2 700 cas d’infection, sur les 5,4 millions de tests effectués.

– Le principal problème : ça ne baisse pas. Même si les dépistages positifs permettent une prise en charge efficace, les gays sont toujours très à la traîne : le délai moyen entre l’infection et le diagnostic de séropositivité au VIH reste de trois ans pour les hommes gays.

L’efficacité communautaire de la PrEP (alors que l’on sait qu’elle apporte un bénéfice personnel et une efficacité proche de 100%) n’est pas encore palpable, car son application dans la vraie vie s’est étalée progressivement sur l’année, depuis son autorisation à la prescription pour tous les gays en janvier 2016.

De plus, la progression des infections à gonocoque et des infections ano-rectales à Chlamydia se poursuit chez les HSH… Là aussi, il faut penser à se dépister régulièrement !

 

4 moyens de se faire dépister

Le ministère des Solidarités et de la Santé et l’agence sanitaire Santé publique France lance une campagne d’un mois visant à présenter les différents moyens de dépistage. 4 visuels présentent les 4 différents modes de dépistage du VIH :

– Le premier présente l’auto-test en vente dans les pharmacies et permettant d’avoir un résultat rapidement.

– Le deuxième celui qu’on effectue dans un laboratoire d’analyses médicales et qui est remboursé sur ordonnance du médecin.

– Le troisième est le TROD (test rapide d’orientation diagnostic) qui est gratuit, anonyme, et proposé par les associations.

– Le dernier se déroule dans un CeGIDD pour Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic. Il est lui aussi gratuit, anonyme et sans rendez-vous.

 

 

Plus d’infos :

  • Sida Info Service 08 00 84 08 00, anonyme et gratuit, disponible tous les jours 24h/24
  • www.sida-info-service.org qui fournit des informations sur le dépistage, recense les coordonnées des centres de dépistage anonymes et gratuits, permet de poser des questions en ligne
  • www.info-ist.fr, pour tout savoir sur les infections sexuellement transmissibles et avoir des conseils en matière de prévention
  • www.sexosafe.fr, site de prévention pour les homo-bisexuels

 

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Quand se faire dépister ?

Pour le VIH : un dépistage est conseillé une fois par an au minimum et chaque fois que l’on a un doute sur un risque. Mais si l’on a plusieurs partenaires sexuels, il est recommandé de se faire dépister tous les trois mois. Il est important de noter que la plupart des contaminations n’ont aucun symptôme visible, ce qui signifie qu’aucun signe ne permet de les déceler. C’est pour cela qu’il est recommandé de faire des dépistages réguliers.

 

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  • RePlay Bevue

    cette maladie progresse chez les gens qui s’adonnent a des actes répugnant , c’est un fait , les chiffres le prouvent , seul la fidélité aura un effet bénéfique pour transgresser la progression de ce virus datant des années 60 car avant cette date les Africains embarqués pour l’Amérique ne l’ont pas emmené avec eux , ce qui prouve que c’est dans une éprouvette qu’il a été fabriqué et ce pour éradiquer les Noirs en Afrique du Sud a l’époque de l’Apartheid !

    • le vicomte

      Wah, et tout est là faute de rapt or jésus aussi, y’en à marre des complotistes. Et allez, encore le cliché du si t’attrape le sida c’est que t’es déviant, et bah nan, je suis désolé mais ça marche pas comme ça. Montrez vos chiffres, qu’on puisse débattre entre adultes

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