Quelle prise en charge des patients gays par la médecine générale ?
Sexo/Psycho

Quelle prise en charge des patients gays par la médecine générale ?


Pour approfondir cette question, TÊTU invite ses lecteurs à répondre aux quelques questions d’un chercheur français via un formulaire anonyme.

Pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, la mention de leur orientation sexuelle auprès de leur médecin traitant modifie-t-elle la relation médecin-patient ? Tant sur le plan relationnel qu’au niveau de la prise en charge médicale ? Et si cette mention n’a pas été faite, quels en sont les freins ?

Voici les différentes questions qu’explorent Guillaume Potherat, doctorant en 3ème cycle de médecine à la Faculté de Bobigny, depuis qu’il a suivi un médecin généraliste en cabinet :

Lors d’un stage de l’internat de médecine générale, j’ai été confronté à plusieurs reprises à cette situation : lors de consultation pour un patient qui me semblait être homosexuel, le médecin que je suivais ne proposait pas de prise en charge médicale adaptée (counselling, prévention vaccinale et non vaccinale, dépistage du VIH ou des autres IST, orientation éventuelle vers une consultation de proctologie …). C’est durant ce stage que qu’il m’est venu à l’esprit qu’il serait intéressant d’étudier la relation entre le médecin généraliste et le patient homosexuel.

L’étude HomoGEN sur le ressenti des patients

Guillaume Potherat est lui-même médecin généraliste et gay, et c’est en discutant avec des confrères qu’il a pu déceler plusieurs problèmes qui – outre l’homophobie latente – impactent la relation patient-médecin : « l’absence de perception par le médecin de l’importance de l’orientation sexuelle des patients et en miroir la fréquente absence de mention par le patient de son homosexualité au médecin, et le manque de connaissances de la part du médecin sur le sujet de la sexualité des personnes homosexuelles ».

Guillaume Potherat patients gays médecine générale HomoGEN
Crédit illustration Sylvain Jean

Afin de pallier ces manques et peut-être même améliorer la prise en charge des patients gays par la médecine générale en adaptant la formation des étudiants en médecine à ce sujet, Guillaume Potherat collecte actuellement des avis et des expériences à travers son étude HomoGEN. Cette thèse est encadrée par le Professeur Olivier Epaulard, chef de service d’infectiologie du Centre Hospitalo-Universitaire de Grenoble, et le Docteur Julien Tassel, maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne CELSA.

Un questionnaire en ligne et anonyme

Pour y participer et faire avancer la recherche sur le sujet, il suffit de répondre à quelques questions via un formulaire anonyme à l’adresse suivante : www.homogen.fr.

Près de 1200 personnes ont déjà répondu au questionnaire et plus nous serons nombreux, mieux nous pourrons cerner les lacunes de la médecine générale vis-à-vis de ses patients gays et ainsi y remédier.

Le questionnaire s’adresse aux hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes et il sera en ligne jusqu’en octobre ; Guillaume Potherat nous en communiquera les résultats vers la fin de l’année.

Pour en savoir plus :






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Crédit illustration couverture : Sylvain Jean

  • julien t

    ce qui est aberrant, c est de soigner gratuitement a grands frais des milliers d immigres séropositifs qui pour la plupart se prostituent ou contaminent volontairement , sans compter tous les autres qui profitent de notre generosite pour mieux nous haïr ensuite, je pense a tous nos retraites très modestes qui ne bénéficient pas de tout ça, de nos jeunes sans emplois sans RSA qui n ont pas d aides sociales quand ils sont trop jeunes – 25 a pendant ce temps on assiste des gens étrangers qui n ont jamais cotises,

  • julien t

    ce qui est aberrant, c est de soigner gratuitement a grands frais des milliers d immigres séropositifs qui pour la plupart se prostituent ou contaminent volontairement , sans compter tous les autres qui profitent de notre generosite pour mieux nous haïr ensuite, je pense a tous nos retraites très modestes qui ne bénéficient pas de tout ça, de nos jeunes sans emplois sans RSA qui n ont pas d aides sociales quand ils sont trop jeunes – 25 a pendant ce temps on assiste des gens étrangers qui n ont jamais cotises,

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